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Conférence-débat du 17/01 /04 Paris.

Thème: Face à l'impasse actuelle quelles stratégies adopter ?

Conférenciers :

- Diop Moustapha et Lo GourmoAnimateurs :

- Maréga Baba Assa et Baba Ould Jidou.

Dans son intervention, Diop estime que la responsabilité de l'échec aux conséquences du hold-up électoral doit être assumée par la CAP et l'ensemble de l'opposition, qui durant toute la campagne n'a cessé d'appeler à la non violence, à un changement pacifique alors que du côté du pouvoir on avait déjà mis en place la trame d'un complot contre le candidat Ould Haidalla et ses proches allant de l'assassinât ou tout au moins à l'élimination politique . Il en veut pour preuve un extrait d'une note des services de renseignement publiée le 03/10/2003 sur le net dont ils n'ont jamais fait cas.

Il a rappelé que Haidalla n'avait aucune ambition de jouer un rôle politique après sa libération. Son seul objectif était d'être un facilitateur pour instaurer un dialogue entre l'opposition et le pouvoir. C'est ainsi, de 2001 jusqu'en 2003, il a tenté de convaincre en vain Ould Taya d'accepter de rencontrer l'opposition en vue d'apaiser le climat politique très lourd et dangereux pour le pays.

Il a montré que la CAP a été un facteur d'unité entre les différents courants politiques qui la composaient, car elle a permis à tous de dépasser leurs divergences pour se retrouver dans un même cadre. Elle a été également un facteur d'unité nationale comme l'a montré la campagne.

Il a aussi expliqué que si ces dernières années la population y compris des militants importants de l'opposition ont rejoint le PRDS c'est que l'opposition par ses divisions a montré son incapacité de proposer une autre alternative. Il a conclu en appelant à tous ses voeux à l'ensemble de l'opposition au dépassement les divergences souvent secondaires pour s'attaquer à l'essentiel c'est-à-dire comment sortir le pays de l'impasse actuelle?

Gourmo a commencé son intervention par une série de questions : fallait-il participer aux élections? Comment on en est arrivé là? Il pense que les réponses à ces questions imposent une ligne de conduite à tenir.

A la question: fallait-il participer a ces élections? Pour lui la réponse simple est de dire non. Mais en disant non on ne voit qu'une dimension d'une élection à savoir celle d'être élu. Or , selon lui une victoire était difficilement réalisable ètant donné la nature et le passé de ce pouvoir et du fait aussi de la division de l'opposition qui n'a pas pu se rassembler autour d'une candidature unique. Mais la victoire la plus importante que nous avons obtenu est politique. Il cite différents exemples pour l'illustrer: le soutien populaire, sur tout le territoire national y compris dans les localités prétendues être les bastions de Ould Taya, en faveur du candidat Ould Haidalla, les fraudes massives qui ont entamé définitivement la crédibilité du pouvoir aux yeux de l'opinion publique nationale et internationale, la mobilisation et les protestations, aussi bien au plan nationale qu'internationale que l'arrestation de Ould Haidalla et de ses collaborateurs ont suscité. Il a montré que la politique de dialogue est une stratégie qui n'est contradictoire avec aucune forme de lutte y compris d'ailleurs militaire comme on le voit dans d'autres pays. Il a aussi expliqué que par définition, il n'y a dialogue, en politique, qu'entre adversaires ou ennemis résolus, et non entre alliés et que c'est l'expérience pratique de la vie politique de part le monde, qui consacre ainsi les choses et qu'il suffit de jeter un coup d'oeil sur l'actualité, ne serait-ce qu'africaine, pour voir que ceux qui "dialoguent", ce sont, presque partout les pires ennemis. Il convient donc selon lui de maintenir le cap du dialogue tout en accentuant les pressions et les luttes du peuples pour hâter sa réalisation.

Il a conclu son intervention en montrant qui si l'opposition veut atteindre son objectif, elle n'a d'autres choix que de dépasser ses divisions et de mettre l'intérêt national au dessus des intérêts particuliers.

Toutes les interventions des représentants des organisations présentes (UFP, FLAM, PLEJ, FMRD-Alminbar, OCVIDH,...) et de personnes indépendantes sont allées dans le même sens à savoir : mettre fin aux querelles et trouver un terrain d'entente pour sortir notre pays dans cette impasse.

IL a été convenu de convoquer très prochainement une réunion de l'ensemble des responsables des organisations de l'opposition en vue d'élaborer une plate forme commune de résistance.


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