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A propos de l'amnistie

A propos des mesures de transition annoncées par le président du CMJD

Pour une transition concertée et consensuelle

Déclaration à propos du coup d’État du 3 août 2005

Première session du Bureau National issu du IIe Congrès ordinaire du Parti

Communiqué sur le Forum de Cotonou

Déclaration sur l'attaque de Lemgheity

Visite du ministre israélien des Affaires étrangères en Mauritanie

  Le monde rural en péril (01-03-05)

  Session du Bureau exécutif de l'UFP (11-02-05)

A propos du verdict de Ouad Naga (6-02-05)

Déclaration : Procès et tortures (03-01-05)


A propos de l'amnistie

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Vendredi 2 septembre 2005, le Président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie (CMJD) a prononcé, pour la première fois, une allocution solennelle par laquelle il définit un programme pour la transition et annonce une amnistie générale pour l’ensemble des Mauritaniens condamnés pour des crimes et délits politiques. L’UFP exprime sa satisfaction et soutient pleinement cette allocution qui répond à deux de ses propositions majeures et lance un appel pressant à l’ensemble des parties prenantes de la scène publique pour que ce programme fasse l’objet d’un consensus national et bénéficie du soutien de l’ensemble des Mauritaniens et de leurs amis.

 Afin que ce programme réponde aux aspirations et aux attentes de notre peuple, il nous semble indispensable de le compléter sur les points suivants :

 

1. La réconciliation nationale :

 Durant la période écoulée, les communautés négro-africaines ont souffert plus que toute autre de la discrimination, des atteintes les plus graves aux droits de la personne, y compris de crimes abominables. En attendant de créer les conditions permettant aux pouvoirs publics de faire la lumière sur cette partie de notre histoire, d’exprimer une demande de pardon public, il convient de mettre fin aux souffrances actuelles : retour des déportés, réparation pour les victimes et ayant droit, rétablissement des fonctionnaires et militaires dans leurs droits, etc.  C’est possible au cours de la transition, et il est indispensable de s’armer du courage nécessaire pour en discuter franchement et prendre les mesures qui s’imposent. Il reste les questions de fonds relatives au passif humanitaire et à la coexistence entre les communautés arabe et négro-africaines. D’aucuns, à titre légitime, s’inquiètent de les voir rejetées aux calendes grecques si nous n’en débattions pas au cours de la transition. L’UFP soutient leur souci de poser ces questions mais elle estime que leur gravité et leur importance majeure pour notre peuple méritent qu’on prenne le temps nécessaire pour en débattre et en tirer des conclusions conscientes et engageantes, en vue de renforcer durablement l’unité de notre peuple : cela demande des dispositions réelles, du recul et de la sérénité que les conditions de la transition ne permettent pas. L’UFP suggère que l’ensemble des parties prenantes de la scène publique s’accordent sur la démarche et prennent l’engagement solennel de prendre en charge le dossier au lendemain de la transition. Quant à elle, elle s’y engage, d’ores et déjà.

 

2. La question de l’esclavage : elle préoccupe, à juste titre, l’ensemble des Mauritaniens, en particulier les principales victimes et l’opinion publique soucieuse des droits humains. La pratique de l’esclavage devrait être publiquement dénoncée et décriée, et les survivances faire l’objet de mesures visant à l’éradication (juridiques, économiques et sociales) durant la transition - le débat de fonds en la matière ne pouvant être conduit avec des chances de succès qu’au lendemain de la transition.

 

3. Les questions liées à la survie quotidienne des populations (l’accès aux denrées de première nécessité, les soins de santé primaire, l’éducation, etc.) : en attendant d’engager un débat national sur la répartition des richesses, la transition devrait se préoccuper de manière prioritaire d’alléger leurs souffrances en s’attaquant en même temps aux monopoles privés (transports, boulangeries, boucheries), aux passe-droits, aux ententes illicites et aux secteurs maffieux de l’économie.

 

4. Le suivi et la mise en œuvre du programme de transition : ils exigent la mise en place d’un cadre adéquat, regroupant l’ensemble des parties prenantes de la scène publique. Un décret complémentaire au décret n° 2005-077/PM pourrait être envisagé pour définir les règles de fonctionnement de ce cadre et sa mise en place effective. Les résultats des travaux des conseils interministériels, attendus dans un délai maximum de 60 jours, devraient être discutés et enrichis dans ce cadre, avant d’être adoptés par le gouvernement et le CMJD, et non le contraire.

 

Nouakchott le 3 septembre 2005

La Présidence


A PROPOS DES MESURES DE TRANSITION ANNONCE ES PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL MILITAIRE

 

Samedi 6 août 2005, le Président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, le Colonel Ely Ould Mohamed Vall a reçu l’ensemble des partis politiques de notre pays. Il a prononcé une allocution dans laquelle il a procédé à une analyse rétrospective de l’expérience politique de notre pays, de l’indépendance à nos jours. Tirant les leçons de l’expérience du parti unique (PPM) et des Structures d’Education des Masses (SEM) et de leurs conséquences néfastes, M. Ely Ould Mohamed Vall a estimé que le processus de démocratisation amorcé au début des années 90 est la meilleure expérience qu’a connue notre pays. Le germe mortel de cette expérience, selon lui, se trouvait, néanmoins, dans la confusion entre le rôle de Président du PRDS et celui de Président de la République. Le Président de la République et son parti, le PRDS, bénéficiaient ainsi de tous les avantages, viciant alors la vie politique du pays. Dans la mesure où il était devenu impossible de modifier cet état de fait, il n’y avait d’autre choix, selon lui, pour éviter à notre pays une situation comparable à celle de la Côte d’Ivoire ou de la Somalie, que celui choisi par les forces armées le 3 août 2005.

M. Ely Ould Mohamed Vall se propose de réviser la constitution en réduisant le nombre de mandats présidentiels à deux, et leur durée à quatre ou cinq ans, tout en modifiant l’article 104. Le délai de la révision constitutionnelle ne devrait pas excéder un an, et les élections présidentielles et législatives seront organisées dans deux ans au maximum. Le Président du Conseil Militaire, les membres dudit Conseil, le premier ministre ainsi que les membres du gouvernement de transition ne seront pas éligibles. Le Conseil militaire et le gouvernement s’abstiendront de soutenir un quelconque parti politique et se dissoudront dès la fin du processus électoral. Une Commission Nationale Electorale, dont les attributions seront définies après consultation, accompagnera le processus et des observateurs extérieurs seront admis. M. Ely Ould Mohamed Vall a particulièrement insisté sur la sincérité absolue de ses propos et sa volonté inébranlable d’aller jusqu’au bout du processus. Il a affirmé sa disponibilité à rencontrer l’ensemble des acteurs politiques, à leur demande, pour discuter de l’ensemble de ces questions. En outre, des débats, dont il n’a pas précisé la forme, permettront d’approfondir les échanges et les points de vue des uns et des autres.

L’UFP, après avoir procédé à une analyse approfondie de l’allocution du Président du Conseil Militaire, se félicite de son contenu, ainsi que des accents de modestie et de sincérité qui s’en dégagent. Depuis plus d’un an, constatant la crise profonde que traverse notre pays, à la fois au plan politique, économique et social, l’UFP s’est battu pour convaincre, en particulier l’ex-Président, de l’urgence et de l’impérieuse nécessité de réformer profondément le mode de gestion des affaires du pays, sur des bases consensuelles. Les propositions avancées par le Président du Conseil Militaire répondent aux aspirations du peuple et aux revendications de l’opposition. L’UFP, comme par le passé, animée par les intérêts supérieurs de notre pays et de son peuple, ne ménagera aucun effort pour contribuer au succès d’une transition pacifique sur la base de ces propositions, ainsi que leur mise en œuvre effective.

Pour qu’il en soit ainsi, l’UFP estime qu’il est essentiel, sous la forme la plus judicieuse, que le Conseil Militaire et l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile, parviennent à un accord qui, sur cette base, engage solennellement l’ensemble des parties. En effet, pour la stabilité du processus, le consensus minimal est indispensable pour prévenir et maintenir dans des limites tolérables pour la paix civile les tensions et pressions extérieures et intérieures (régionales, tribales et politiques) qui ne manqueront pas de s’exercer et de menacer notre pays d’une dérive chaotique.

Le Président du Conseil Militaire a suggéré que des débats soient organisés autour de l’ensemble des préoccupations qu’il a évoquées. En vue d’assurer l’efficacité de ces débats et le suivi de la concertation entre les acteurs, de garantir la mise en œuvre des conclusions auxquelles ils aboutiront, il est primordial d’en définir le cadre, certes souple et permanent. L’UFP propose que les consultations nécessaires soient menées dans les meilleurs délais, pour parvenir à des conclusions emportant l’adhésion de toutes les parties concernées, sous l’égide du gouvernement de transition.

Le coup d’Etat du 3 août 2005 a eu lieu dans un contexte international difficile où cette forme de prise de pouvoir engendre, généralement, des sanctions pouvant être particulièrement préjudiciables à la vie des populations et à l’économie du pays. Il n’y a pas d’autre voie, pour éviter une situation aussi dramatique que celle du consensus entre les principaux acteurs de la scène publique.

Le Président du Conseil a commencé à dresser un bilan rétrospectif de l’expérience de notre pays qui mérite d’être approfondi. Il y va de notre besoin d’assurer l’unité de notre peuple et de l’ensemble des forces vives du pays. Les conditions d’existence de l’immense majorité du peuple sont inquiétantes, en particulier avec la famine qui sévit dans les campagnes et les grandes agglomérations. La déliquescence des piliers de l’Etat, la corruption qui gangrène l’administration, la justice, la police, menacent l’existence du pays. L’économie est sous l’emprise de groupes de plus en plus restreints dont certains s’engagent dans des pratiques maffieuses avérées. Nous devons, avec courage et détermination, avoir en vue cette situation d’ensemble, afin de trouver un début de solutions viables et durables à ces questions fondamentales. La propension, au niveau de certaines formations politiques, à croire que le moment est venu de s’emparer  et s’approprier du pouvoir de manière solitaire, est une démarche particulièrement dangereuse pour la transition. C’est là l’une des sources de la crise et de l’instabilité endémique de nombreux pays africains. Nous devrions nous en prémunir, en privilégiant le dialogue et l’esprit de compromis.

Ensemble, sur des bases consensuelles minimales, dans un cadre de concertation convenu entre l’ensemble des forces vives du pays, il est possible d’engager le pays dans une transition dont l’issue sera salutaire pour tous et pour chacun. A nous tous d’y travailler !

Nouakchott, le 08 Août 2005-08-08

La Présidence


Pour une transition concertée et consensuelle

 

Depuis son installation, le nouveau régime militaire a adopté une série de décisions et annoncé des mesures concernant la vie politique et institutionnelle du pays sans concertation ni discussion préalable avec les acteurs politiques et ceux de la société civile, en dépit des attentes et des sollicitations de l’opinion publique nationale et internationale. La persistance du nouveau régime  dans cette politique unilatérale des faits accomplis conduirait le pays vers son complet isolement international, ouvrirait  la voie aux règlements de compte et déboucherait  à  plus ou moins brève échéance sur le chaos.

L’expérience  de notre propre pays et celle de nombreux autres pays frères en Afrique et dans le monde montre clairement que dans des situations de crise profonde comparable à celle que vit notre peuple, il n’y a pas d’autre issue que celle des négociations et du compromis.

Pour l’UFP, l’exigence politique principale dans la conjoncture actuelle demeure pour le nouveau régime militaire en place, pour les partis politiques et pour tous les acteurs de la vie publique, l’ouverture d’une large concertation sans exclusive en vue de créer un climat favorable à l’instauration d’un cadre juridique et institutionnel assurant une transition démocratique  dans la stabilité et la concorde nationale.

N’ayant pas réussi à ce jour, malgré tous ses efforts, à amener l’ensemble des partis de l’ancienne opposition au régime déchu à définir en commun une ligne de conduite sur une base minimale dans la situation pleine d’incertitudes que nous vivons actuellement, l’UFP propose à tous les acteurs de la vie politique, économique et sociale du pays, les mesures essentielles et urgentes suivantes :

  1. L’adoption d’un accord de transition démocratique entre le nouveau régime et les acteurs politiques

  2. la mise en place d’un gouvernement de large consensus supplantant celui en place dont la corruption, l’incapacité à gérer le pays et la non représentativité sont notoires.

Ce gouvernement de large consensus devra être représentatif de la scène publique du pays tant  dans sa composition que dans ses méthodes de travail.

Sous l’autorité du nouveau Conseil militaire, ce gouvernement de large consensus, dirigé par une personnalité crédible et intègre, aura pour mission :

-          de gérer les affaires courantes du pays

-          d’organiser un referendum constitutionnel sur les futures institutions du pays

-          d’élaborer et de proposer au Conseil militaire l’adoption des lois nécessaires à une véritable normalisation démocratique du pays.

-          de prendre les mesures nécessaires à la réconciliation nationale ( amnistie générale, retour des déportés et réparations requises …)

-          d’organiser des élections libres, démocratiques et transparentes pour les prochaines échéances électorales.

-          D’assurer le respect de toutes les libertés démocratiques

 

3. Le maintien de l’Assemblée nationale actuelle pour la mise en forme des lois nécessaires à la période de transition conformément à l’accord de transition et qui entreprendra les reformes constitutionnelles nécessaires.

Notre parti estime qu’un compromis est vital pour le pays entre le Conseil militaire qui devra assumer la responsabilité de la préservation de la paix, de la sécurité du pays ainsi que le respect de ses engagements internationaux  et le Gouvernement de large consensus préconisé.

Seul ce compromis permettra de lever l’hypothèque des conflits d’intérêts  et des règlements de compte de toute nature qui risquent de mener le pays au chaos et de prévenir l’isolement suicidaire autrement inéluctable de la Mauritanie dans la région et dans le reste du monde.

 

Nouakchott, le 05 août 2005

La Présidence


Déclaration à propos du coup d’État du 3 août 2005

 

Ce mercredi 3 août 2005, au petit matin, un changement par la force est intervenu au plus haut sommet de l’État, et une partie, au moins, des forces armées nationales a pris le pouvoir.

Selon les informations dont nous disposons, aucune mort ne serait à déplorer. L’Union des Forces de Progrès prend acte de ce fait, et formule le souhait que le sang du peuple mauritanien continue à être préservé, et que le changement opéré n’ouvre pas la voie à des violences et à des règlements de comptes préjudiciables aux principes de justice et aux exigences de paix civile et de normalisation démocratique que les citoyens mauritaniens appellent de tous leurs vœux.

Depuis plusieurs années, notre pays vit une crise profonde qui a entraîné une dangereuse instabilité, et qui a débouché, à deux ou trois reprises, sur des situations de ruptures violentes.

Soucieuse des intérêts supérieurs de la Nation, l’Union des Forces de Progrès a, de tout temps, préconisé la mise en œuvre de réformes consensuelles, dans une perspective de transition démocratique et pacifique.

L’UFP a toujours proclamé son opposition de principe aux coups d’État et autres actes violents – quelles que soient les intentions de leurs auteurs – ainsi qu’aux régimes d’exception, comme solutions aux crises que traverse notre pays.

Face à la gravité de la situation, aux dangers dont elle est porteuse et à la nécessité d’une sortie de crise allant dans le sens des intérêts de la Nation, l’Union des Forces de Progrès en appelle :

1-     au respect du cadre républicain de l’État

2-     à la constitution d’un gouvernement d’union nationale consensuel, de transition, représentatif de l’échiquier politique, qui aurait la charge d’élaborer et de mettre en œuvre les réformes qu’exige la situation du pays.

L’UFP lance un appel solennel à tous les acteurs de la scène nationale, aux partis politiques et aux auteurs du coup d’État en particulier, afin qu’ils engagent une large concertation dans cette perspective.

L’UFP exhorte l’ensemble du peuple et tous les amis de la Mauritanie, à travers le monde, à œuvrer à la préservation de l’unité nationale, et à contribuer activement à l’instauration d’une transition démocratique et consensuelle.

Nouakchott, 3 août 2005

La Présidence de l’UFP


 

Première session du Bureau National issu du IIe Congrès ordinaire du Parti

 

La première session du Bureau National de L’UFP issu du IIe Congrès ordinaire du parti s'est tenue les 22, 23, 24 et 25 juillet 2005 au siège central à Nouakchott. L'ordre du jour de cette session comportait les trois points suivants :

 le rapport politique du président du parti ;

 le projet de règlement intérieur ;

 l’élection du Comité exécutif.

Les débats au cours des séances ont été marqués par le sérieux et la franchise et ont permis d'aboutir à des résultats significatifs à travers l'examen du rapport du président qui a fait le tour des questions essentielles telles que le dialogue national à travers notamment les résultats du Forum des valeurs démocratiques et de la citoyenneté qui s'est déroulé au mois d'avril dernier.

Les débats ont porté également sur le Forum de Cotonou tenu fin juin et qui a vu la participation de délégations de 18 pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale dont des représentants des partis politiques, de la société civile, de la presse et des organisations de défense des droits de l'homme.

L'UFP s'est distinguée dans ce forum où elle a joué un rôle décisif aux cotés des autres partis mauritaniens dans la gestion de la rencontre et dans ses résultats importants.

Les débats ont été centrés en outre sur les arrestations dans les rangs des islamistes et leur corrélation avec la campagne internationale de lutte contre le terrorisme.

La qualité de la participation des députés du parti au cours de la dernière session parlementaire ; les efforts déployés dans le cadre de la vulgarisation des résultats du congrès et de l'élaboration d'un Règlement intérieur du parti qui capitalise les acquis et introduise les améliorations nécessaires en conformité avec les statuts du parti ont également été débattus par les membres du Bureau National.

 

Les discussions franches et approfondies auront permis de renforcer l'unité de vue au sein du parti.

Enfin le Bureau National a élu un Comité exécutif dont les membres ont été choisis sur la base de leur compétence, de leur expérience et de leur disponibilité à assumer les tâches qui leur sont confiées qui sont définis en fonction de la conjoncture actuelle et de l'exigence d'amélioration du fonctionnement du parti.

 

Ce comité exécutif se compose comme suit :

 

- Mohamed 0/ Maouloud, président

 

Responsables des départements

- Responsable de l'Orientation et des Relations Politiques, Bâ Boubacar Moussa Bâ, 1er vice-président;

- Responsable des élus et des élections, Mohamed El Moustapha Ould Bedreddine, 2e vice président; 

- Responsable de l'Administration centrale, Daffa Bakary, 3e vice président;

- Responsable de l'Organisation, Khalilou Ould Deddé, 4e vice président;

- Chargée du District de Nouakchott, Kadiata Malick Diallo, 5e vice président.

 

Les Secrétariats Nationaux

- Responsable des Relations Internationales et des l'émigration, Lô Gourmo Abdoul

- Responsable des Relations Politiques Nationales, Ishag Ould Ahmed

- Responsable de l’action parlementaire, Thiam Ousmane

- Responsable des Collectivités locales, Cheikh Sid'EI Moctar Ould Abdel Ghavour dit Cheikhatou

- Responsable des Elections, Laghdaf 0/Mbareck

- Responsable de la Permanence du Parti, Diop Mamoudou

- Responsable de l'Information et de la Communication, Mohamed Lemine Ould Biyé

- Responsable des Finances (Trésorier Général), Assane Gaye

- Responsable des Structures et des Ressources Humaines, Ahmed Ould Houbab

- Responsable de l'Education et de la Formation, Diallo Lassana

- Responsable du Contrôle et des Enquêtes, Ghally 0/ Mahmoud

- Responsable des Droits Economiques et Sociaux, Aminétou Mint El Moctar

 

Les chargés de mission

19-        Bâ Abdoulaye Ciré

20-        Sy Asmiyou

21-        Sy Djiby

22-        Ahmedou O Bouddah

 

Les membres de droit

Les secrétaires fédéraux de Nouakchott et Nouadhibou

La session a été clôturée par une allocution du président du parti Mohamed Ould Maouloud qui a félicité les membres du Bureau National pour la qualité du travail accompli et sur la franchise et le sérieux qui ont prévalu lors de l'examen des points à l'ordre du jour. Il a par ailleurs félicité le Comité exécutif élu et s'est dit convaincu que cette session du Bureau National marquera un tournant important dans la vie du parti.

 

Nouakchott, le 27/07/2005

Le Secrétariat National à la Communication et à l'Information.

 


 

COMMUNIQUÉ sur le Forum de Cotonou

La délégation du parti devant participer au ‘’FORUM DES PARTIS POLITIQUES, DES MEDIAS ET DE REPRESENTANTS DE LA SOCITE CIVILE EN AFRIQUE DE L’OUEST’’ a quitté, ce matin Nouakchott pour Cotonou, siége du forum. Conduite par le président Mohamed Ould Maouloud, elle comprend en outre les vice-présidents Bâ Boubakar Moussa et Kadiata Malick Diallo.

Ce Forum est organisé conjointement par le ‘’CLUB DE VEILLE POUR LA PAIX EN AFRIQUE DE L’OUEST’’ et le ‘’CLUB DU SAHEL ET DE L’AFRIQUE DE L’OUEST’’. Selon les prévisions, il accueillera 250 participants, dont  des représentants de 72 partis politiques et de 36 organes de presse de 18 pays (les 15 de la CDEAO, la Mauritanie, le Cameroun et le Tchad). 

C’est ainsi, que par le même vol, sont partis de Nouakchott les délégations du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), du Rassemblement pour la Démocratie et l’Unité (RDU), du Parti Républicain Démocratique et Social, de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) et du journal « Le Calame ».

Enfin, rappelons que le président Mohamed Ould Maouloud est membre fondateur du ‘’CLUB DE VEILLE POUR LA PAIX EN AFRIQUE DE L’OUEST’’ et il est parmi les initiateurs de ce Forum dont il membre du Comité d’organisation.

Nouakchott le 27/06/05.


 

DÉCLARATION (Union des Forces de Progrès)

Sur l'attaque de Lemgheïti

Samedi 4 juin 2005, à l'aube, une unité militaire mauritanienne opérant à Lemgheiti (au nord-est de Zouerate), a été l'objet d'une attaque meurtrière qui a occasionné des dizaines de morts et de nombreux blessés. L'UFP condamne fermement cet acte odieux et horrible, quels qu'en soient les auteurs.

A l'occasion de ce douloureux événement, notre parti présente ses condoléances attristées à toutes les familles des victimes, à l'Armée et au peuple mauritanien dans son ensemble, et les assure de son entière solidarité.

L'Union des Forces de Progrès lance un appel vibrant aux Mauritaniens de toutes tendances et obédiences, pour qu'ils s'unissent, autour d'un programme minimal et consensuel, visant la sauvegarde de la paix civile et à la préservation des intérêts suprêmes du pays.

Nouakchott, le 6 juin 2005

La Présidence.


 Visite du ministre israélien des Affaires étrangères en Mauritanie

  

Depuis quelques jours, la presse israélienne a annoncé la visite de Sylvain Shalom, ministre israélien des Affaires Etrangères dans notre pays.

Rappelons que Shalom est l’un des faucons les plus durs du Likoud, parti au pouvoir en Israël. Sa visite, qui entre dans le cadre des relations mauritano israéliennes, intervient dans un contexte marqué par la virulence de l’oppression contre les Palestiniens et les menaces proférées par les extrémistes israéliens contre la mosquée Al Aqsaa.

L’UFP, qui reste attachée à la défense des droits du peuple palestinien, pense que toute normalisation des relations avec Israël passe d’abord par le recouvrement de ces droits, en particulier le droit à un Etat Palestinien avec Jérusalem pour capitale et le retour des réfugiés palestiniens ; elle s’est toujours opposée en conséquence à la normalisation entre notre pays et Israël réalisée en 2000.

A l’instar de la majorité des Mauritaniens, nous rejetons cette visite qui nuit à la Mauritanie en provoquant des tensions intérieures nuisibles à sa stabilité et à la recherche d’un nouveau climat politique d’ouverture et de dialogue.

Pour l’ensemble de ces considérations, nous appelons à l’annulation de cette visite et à la révision des relations avec l’Etat hébreux. Nous condamnons l’exploitation que fait Israël de ces relations pour améliorer son image aux dépens de la Mauritanie, de la cause palestinienne et de nos relations avec nos frères Arabes.

Nouakchott, 28 avril 2005

La Présidence


 Le monde rural en péril, le gouvernement absent

 

De juin à septembre 2003: la FAO lance des alertes répétées sur la menace acridienne qui pèse sur 9 pays de l'Ouest et du Nord africains.

Le gouvernement mauritanien ne semble pas avoir entendu : rien n'a bougé.

Juin 2004: cinq générations de criquets s'abattent sur toute l'étendue de notre territoire dévastant le maigre couvert végétal existant. Nos voisins sont en émoi et mobilisent toutes leurs énergies pour faire face au fléau. Seuls nos gouvernants restent de marbre.

Deux mois après, courant août 2004 le ministre du développement rural daigne enfin commenter cette "situation explosive" et lancer un appel à l'aide internationale.

Puis c'est encore le silence, le gouvernement se replongeant dans un profond sommeil.

Les médias d'Etat, au lieu de donner la priorité à un vrai drame que vit le monde rural subitement aggravé par un important déficit pluviométrique, continue à s'adonner à des campagnes démagogiques de promotion personnelle politique et administrative sous le couvert d'une soit- disant lutte contre l'analphabétisme et pour voiler ainsi la démission totale du gouvernement.

En janvier 2005, le PAM met en garde contre la menace d'une "catastrophe humanitaire" à partir du mois d'avril 2005, évalue à 400 000 le nombre de sinistrés qui ont besoin d'un secours immédiat et alerte sur un retour probable des criquets pour la saison hivernale 2005, qui risque d'être encore plus périlleux pour la Mauritanie, si rien n'est fait d'ici là.

De nombreuses régions, tels le Trarza, le Tagant, le Brakna, l'Adrar et l'Inchiri sont déjà sinistrées. Dans toutes les autres régions du pays, les populations d'agriculteurs se retrouvent sans ressources.

Quelques rares distributions de vivres ont eu lieu dans certaines zones particulièrement éprouvées mais sans la transparence nécessaire et parfois à des fins partisanes dans le contexte de la campagne d'implantation du PRDS.

En cette année exceptionnelle, le gouvernement, qui a peiné pour lancer tardivement un S.O.S, n'a pas de plan d'urgence pour sauver le monde rural! Le Ministère du développement rural n'a pensé à aucune stratégie pour le sauvetage du cheptel! Le CSA n'a pas modifié son train-train habituel !

Face à cette situation préoccupante, l'UFP:

1-     dénonce la démission des autorités concernées devant le drame du monde rural.

2-     réclame la relance du plan d'urgence 2003 et l'amélioration de ses prestations pour que les vivres soient livrés avec l'efficacité et l'équité requises,

3-     réclame d'associer tous les acteurs pour une gestion commune et transparente (représentants de partis, élus locaux et ONG) afin d'éviter que les aides ne soient détournées de leur but.

4-     demande que soit privilégiée l'aide gratuite aux groupes démunis par rapport à la vente à bas prix et la promotion de petits projets de soutien à la sécurité alimentaire

5-     propose d'anticiper sur les pertes en cheptel en investissant une partie de l'aide dans l'achat de catégories improductives destinée à l'abattage, pour assurer la distribution de la viande séchée en période de soudure et dégager ainsi à l'éleveur des ressources pour l'achat d'aliments de bétail,

6-     revoir la composition du paquet alimentaire distribué en y intégrant les produits locaux ou de consommation habituelle (dattes, lait, sorghos, etc…)

7-      mettre à contribution les médias pour sensibiliser les populations aux méthodes de traitement et de lutte préventive contre les criquets.

Nouakchott, le 01/03/2005

La Présidence


Session du Bureau exécutif de l'UFP

Le Bureau exécutif de l'Union des Forces de Progrès s'est réuni le 11/02/05 en session ordinaire sous la présidence de Mohamed Ould Maouloud son président.

L'ordre du jour de la session comportait deux points :

1. Examen et adoption du budget 7005

2. Questions diverses.

1. Après les mots d'ouverture prononcés par le président, la parole a été donnée tour à tout au trésorier puis au commissaire aux comptes qui ont respectivement présenté leurs rapports sur l'exercice clos le 31 décembre 2004, avant l'examen du budget 2005.

a. Budget 2004

Concernant l'exécution du budget 2004, le trésorier relève en particulier l'amélioration remarquable de la contribution des cadres et des militants du parti qui a connu, par rapport à l'exercice 2003, un bond de plus de 200%. Il relève pars ailleurs que l'année 2005 est abordée sous de meilleures auspices, le parti s'étant libéré de ses dettes antérieures.

Le rapport du commissaire aux comptes a porté sur l'examen des comptes du parti, de son système de gestion, de contrôle et d'enregistrement.

S'agissant de la gestion budgétaire et pour l'exercice 2004, le budget du part: se chiffre à un montant de 22 680 000 UM en dépenses et en recettes

Le montant total des recettes, qui se chiffre à 13 294 597, est largement inférieur aux prévisions. Cet important écart résulte principalement de la faible réalisation du montant prévisionnel des dons et legs. Il en a été de même pour les emprunts auxquels !e parti n'a presque pas fait recours.

Les dépenses du parti se sont élevées à 12 557 997 UM L'important écart avec les prévisions résulte principalement de la non réalisation de certaines activités et de la rigueur dans la gestion, qui s'est traduite par le non engagement de dépenses sons l'existence de ressources suffisantes. Le niveau des recettes a donc été la contrainte objective qui a régulé les dépenses.

On note également une baisse de 31% des dépenses effectives du Parti par rapport à l'exercice précédent, et on ne relève aucun dépassement des prévisions de dépenses.

En un mot, la gestion budgétaire du parti s'améliore de plus en plus : mise en place et respect des procédures, contrôle rigoureux ayant permis d'éviter les dépassements, mise en place de la comptabilité au niveau des fédérations de Nouadhibou et de Nouakchott, de la comptabilité matière au niveau du siège central.

En conclusion, les comptes du parti ont été certifiés exacts et sincères par le commissaire aux comptes qui recommande la mise en place de la comptabilité au niveau des autres fédérations.

b. Budget 2005

Après examen et amendements, le budget 2005, qui comporte une augmentation notable des dépenses en raison de l'organisation du prochain congrès du parti, a été approuvé.

2. Abordant le deuxième point de l'ordre du jour, le président a livré des informations détaillées sur les préparatifs du prochain congrès ordinaire de I'UFP prévu pour fin mars, début d'avril 2005, sur le procès de Ouad Naga, son épilogue et ses suites prévisibles avant de procéder à l'examen de la situation actuelle de l'opposition.

Nouakchott, 14 février 2005

Le département de la Communication


A propos du verdict de Ouad Naga

 Le verdict prononcé à rencontre des personnes accusées d'avoir participé à des tentatives de coup d'état ces dernières années a été largement salué par les différents milieux de notre société.

 L'opinion publique nationale a apprécié en particulier qu'aucune peine capitale n'ait été prononcée et que les dirigeants politiques incriminés aient été acquittés. Le soulagement a été considérable, notamment chez ceux qui se soucient de la stabilité et de l'unité du pays et chez bon nombre de familles et amis des inculpés.

 Ceci a contribué largement à baisser la tension qui prévalait dans notre pays et suscité l'espoir d'une décrispation nouvelle qui pourrait conduire à des transformations positives et jeter les bases d'une nouvelle ère de dialogue et de réconciliation.

 La conclusion positive de ce procès intervient dans une conjoncture marquée par des appels au dialogue et à la réconciliation, couronnement d'une série d'événements qui se sont succédé au cours des derniers mois :

 1. la décision prise par les partis d'opposition d'œuvrer à promouvoir un dialogue véritable et dynamique, et, dans ce cadre, la rencontre entre la direction de l'UFP et le président de la République, le 19/11/2004, ainsi que les déclarations positives faites par les leaders de l'opposition devant la Cour, l'adhésion de l'opinion publique nationale et son aspiration à l'avènement d'une décrispation politique. Une aspiration largement partagée, y compris par certains milieux du parti au pouvoir qui l’ont proclamé au cours des séminaires organisés par le PNUD en Mauritanie ;

 2. les signaux émis par le pouvoir et qui se sont traduits notamment à travers la liberté de ton et l'esprit d'ouverture ayant prévalu au cours de la dernière session parlementaire où les débats ont été libres et la couverture médiatique presque totale, et par le dénouement positif des négociations entre les partenaires sociaux qui ont abouti à une augmentation sensible du SMIG.

 Il est certain que ce climat a eu des effets significatifs pour éclairer le verdict qui a finalement pris en compte les attentes de l'opinion publique.

 Toutefois, ce climat risque d'être de courte durée, si des mesures énergiques ne sont pas prises pour consolider cette tendance à la cohésion et à la réconciliation nationale qui se profile et pour ouvrir la voie à la concertation nécessaire entre les différents acteurs pour bannir tous les facteurs de tensions de ces deux dernières années.

 L'UFP, qui a œuvré sans relâche dans ce sens, appelle de nouveau les différents acteurs nationaux à saisir cette opportunité pour s'engager enfin dans la voie d'un dialogue franc et sérieux sur l'ensemble des questions qui préoccupent les Mauritaniens. Elle attire l'attention de tous que l’heure n'est plus aux déclarations générales et aux proclamations de principe. Ce qui est demandé désormais, ce sont des approches pratiques et des suggestions concrètes susceptibles de conduire aux réformes requises pour raffermir la stabilité et la démocratie.

 Enfin et dans la même optique, notre parti appelle à la libération des dirigeants du courant islamiste incarcérés, afin de renforcer justement les conditions propices au dialogue.

 Nouakchott, le 06 février 2005

 La présidence


 

Déclaration : Procès et tortures

L'opinion publique nationale est polarisée sur le procès des putschistes qui se poursuit encore à Wad Naga.

Au-delà du grand intérêt suscité par cet événement, une révélation a particulièrement troublé les esprits et ébranlé les consciences: de nombreux prévenus ont exhibé, devant la cour et l'assistance, des traces de tortures cruelles qu'ils auraient subies dans les locaux de la police.

Faut-il rappeler pourtant que tous les mauritaniens ont exprimé à plusieurs reprises leur aspiration à voir être définitivement tournée la page du despotisme et des pratiques barbares.

Tous, gouvernés et gouvernants, ne se sont ils pas déjà engagés pour l'affirmation et l'enracinement de l'Etat de droit? Dans ce cadre, le Pouvoir a signé et fait ratifier par le parlement la convention internationale contre la torture et la Charte africaine de droits de l'homme et des peuples.

Pourquoi donc le gouvernement observe t-il un mutisme aussi assourdissant devant de si grave accusations?

L'Union des Forces de Progrès, consciente que la banalisation et l'impunité pour crime de torture constituent une menace réelle pour la construction de l'Etat de droit, dénonce ce silence pesant et réclame du Gouvernement la constitution d'une commission d'enquête afin de faire la lumière sur les accusations de tortures formulées au procès de Wad Naga.

Elle exige, par la même occasion, la libération du Cheikh Mohamed El Hacem ould Dedew, de El Mokhtar Ould Mohamed Moussa et Mohamed Jemil ould Mansour, dont l'incarcération apparaît, à la lumière des développements en cours, comme une tentative d'intimidation contre toute dénonciation de la torture.

 Elle réclame également, comme acte de justice et de sagesse, la libération des femmes détenues, victimes d'une prétendue application de la loi, qui s'attaque plutôt abusivement au droit et à la dignité de simples gens.

  

Nouakchott, le 3 janvier 2005

 La présidence



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