Date : Sun, 15 Feb 2004 23:38:42 +0100 De : "mba07@infonie.fr" <mba07@infonie.fr> Objet : La politique de dialogue La politique de dialogue est-elle une "option de trahison"? Dans un soucis non polémique et dans un esprit constructif, je vais tenter de répondre à cette question. La question qui se pose aujourd'hui à l'ensemble de l'opposition aussi bien intérieure qu'extérieure est à savoir: quelle(s) stratégie(s) adopter pour sortir notre pays de cette situation post-électorale très grave et qui n'augure rien de bon pour l'avenir. Dans cette recherche de stratégies certains excluent a priori, l'option dialogue, en avançant souvent comme argument: le fait qu'on ne peut discuter avec un pouvoir qui a sur sa conscience notamment des assassinats, déportations et les massacres à la fin des 80 des années 1990 et d'autres. Cet argument même s'il exprime un sentiment légitime, n'en demeure pas moins qu'il n'a que peu de portée politique. De multiples exemples du passé et présent en Afrique du Sud, en Palestine, en Cote d'Ivoire et ailleurs montrent que les forces démocratiques ont dialogué, continue de dialoguer ou cherche à dialoguer avec des pouvoirs qui ont massacré et qui continuent de commettre des massacres quotidiennement. D'autres pour rejeter l'option du dialogue disent : pour dialoguer il faut être en position de force. Cet argument ne résiste pas non plus aux expériences pratiques dans le monde par le passé comme au présent. Il est autant plus simpliste qu'on oublie souvent que ce qui est valable pour soi-même l'est aussi pour l'adversaire ou l'ennemi: dans la mesure il y a toujours quelqu'un qui est en position de force même relative dans une lutte et en conséquence, il ne pourrait jamais y avoir dans ce cas de dialogue par définition. L'option du dialogue en politique doit être permanente. Elle n'a d'intérêt que lorsqu'elle s'accompagne avec d'autres options de luttes politiques, car son contenu et l'évolution de celui-ci dépendent essentiellement des rapports de force engendrés par ces luttes. Il est claire que "Une politique de dialogue" qui exclut toute autre forme de lutte est contre productive, stérile et elle ne débouche que sur un ralliement. La politique de dialogue que propose l'Ufp n'est en fait en contradiction avec aucune option de lutte. Bien au contraire elle se nourrit et s'enrichit des luttes multiformes dore et déjà menées malgré des lacunes et celles qui seront menées avec vigueur. L'Ufp a mis en pratique de cette vérité lors de élection présidentielle du 7 novembre dernier, malgré les prédictions maléfiques de ses détracteurs traditionnels: il n'a pas hésité quant au choix de son camp en s'engageant avec détermination pour un changement démocratique dans le cadre de le Cap. L'important aujourd'hui est que l'opposition, aussi bien à intérieur que à extérieur, prenne conscience de sa responsabilité et s'engage résolument dans la voie du changement démocratique du progrès réel. Il serait dommage que l'on continue de s'arc-bouter dans la voie l'auto-destruction en croyant que le radicalisme verbeux ou cybernétique seuls suffisent à ébranler l'adversaire ou vaincre l'ennemi. Il me semble que nous devons nous atteler à unir nos forces pour mettre en pratique toutes les options viables en convergence ou parallèlement mais jamais en opposition antagonique pour atteindre notre objectif d'une Mauritanie Démocratique, Unitaire et Egalitaire où chacun doit trouver sa place. Telle est l'option que revendique l'Ufp qui justifie sa politique de main tendue en direction de toutes les forces du changement. Maréga Baba /France. From : ngaido Ibrahima <elhamdou2000@yahoo.fr> To : ForumDiaspora@yahoogroupes.fr Cc: flamnet@yahoogroupes.fr Date: Wed, 18 Feb 2004 02:34:14 +0100 (CET) Subject : [flamnet] Re: [ForumDiaspora] La_politique_de_dialogue NB: Cet article est écrit dans la langue de Molière pour partager les idées avec les internautes qui, somme toute, rédigent en français. BONSOIR, Si je peux être d’accord, en théorie, avec Marega sur le fait que le dialogue est une alternative dans toute bataille politique, je reste profondément en désaccord quant a la façon dont le dialogue est opéré avec le pouvoir. Car, c’est bien connu, un paysage politique comme le notre n’appelle pas à l’apaisement ni à la paix. J’en suis convaincu. L’histoire ancienne et récente des peuples nous donnent, a suffisance, des exemples. Les injustices accumulées finissent toujours, malheureusement, par des violences extrêmes qui prennent l’allure de guerres civiles, de rebellions et/ou d’insurrections sporadiques. Notre pays n’est pas a l’abri. Le pouvoir actuel et ses agents nourrissent des illusions fausses faisant croire que la Mauritanie est à l’abri de telles dérives. Une certaine opposition en fait le cheval de bataille pour justifier le dialogue avec le pouvoir. Me Marega vous êtes sans savoir que le pouvoir que nous avons en face de nous souffre de légitimité. Il est né après un putsch militaire en 1984 et il se perpétue à cause de putschs constitutionnels répétitifs. Demandez à l’UFP ou à l’APP ou au RFD….Or le rôle de l’opposition est non seulement de bouter dehors un régime mais consiste à amener la pression au niveau le plus haut (de façon continue) pour renverser les forces sociales, syndicales, familiales, diplomatiques dont le pouvoir tire ses soutiens. En optant pour le dialogue, l’UFP tout en sachant l’arrogance et le cynisme de son interlocuteur choisit délibérément un chemin improductif. Avec un parti unique le PRDS, au pouvoir depuis 1984, un sénat et une assemblée monocolore, une présidence à vie, une justice et une administration corrompues, des partis « légaux » domestiqués, des opposants et des oppositions harcelés, des tueries et des tortures systématiques pour faire toute velléité démocratique, des droits confisqués, un clientélisme et des malversations répandus, la Mauritanie est le modèle typique d’un régime dictatorial qui perpétue, dans l’ombre, les pires combinaisons contre ses citoyens. Aujourd’hui pour ton information, la Mauritanie est listée par les USA comme un Etat pauvre, mal dirigé et qui serait en passe d’héberger des cellules d’Al Qaeda. N’est ce pas le comble ? N’est ce pas un danger ! Cette démocratie n’est qu’un trompe-l’oeil qui cache très mal les dangers qui nous frappent à nos portes. En revanche il est souhaitable, pour les oppositions intérieures, de passer d’une opposition participative à une opposition qui refuse et qui boycotte tous les rendez-vous électoraux ; Vous dites que l’UFP tend la main aux oppositions. J’en doute. L’UFP ne prouvera sa main tendue aux oppositions que lorsqu’elle cessera sa politique de la chaise vide. L’UFP doit démarrer en participant aux rencontres, réunions initiées par ses partenaires. Est-elle en train de traîner les pieds ? L’avenir nous édifiera. En tout cas je reste convaincu que l’UFP a sa place dans cette opposition car pour moi construire une opposition tout en affirmant ses différences est POSSIBLE. Encore le courage. IBA NGAIDE, Militant des Droits de l’Homme À:"Forumdiaspora" <Forumdiaspora@yahoogroupes.fr> De:"iba ngaide" <mba07@infonie.fr> | Date:Sat, 21 Feb 2004 19:09:24 +0100 Objet: [ForumDiaspora] Re: Re: La_politique_de_dialogue Bonsoir, Je comprends ton désaccord avec moi à propos de "la façon dont le dialogue est opéré avec le pouvoir". Mais je le mets en partie sur le compte du déficit d'explication et de communication, des lacunes et des insuffisances de la méthode, mais surtout des difficultés à engager une telle politique dans notre pays ou même dans notre sous région. Car dans cette partie du monde les rapports entre pouvoir et opposition sont compris comme devant toujours être antagonique et cela, quelque soit la nature du pouvoir en place et quelque soit le contexte. Et en dehors de cette "approche classique" toute autre est teintée de suspicion. L'autre aspect des difficultés de compréhension de cette option est que, pour beaucoup, le dialogue n'est pas compris comme étant une forme de bataille politique qui se nourrit des autres formes de luttes, mais comme étant une forme exclusive et en opposition totale avec les autres. Il est évident que perçu sous cet angle, il ne peut susciter que rejet et dégoût, surtout pour des populations meurtries dans leur chair par le pouvoir en place. Pour te montrer la sincérité et la pertinence des raisons qui ont conduit à l'adoption de cette politique de dialogue, Me Ibrahima, permets-moi ici de te donner quelques détails succincts sur l'analyse qui a amené l'Ufp à prendre en compte cette option dans la lutte politique en général, et également la façon dont il l'a opéré sur le terrain politique. C'est au congrès extraordinaire du 13, 14 et 15 Août 1998, après une analyse approfondie de la situation nationale,sous-régionale et internationale que nous sommes arrivés à la conclusion suivante: considérant que les forces de progrès ne sont pas encore capables d'imposer par les urnes ou par la force le changement souhaité, que la situation n'est grosse que de "révolution de palais" et non d'un changement du système et que les forces du changement ont besoin d'une période de préparation et d'accumulation; considérant aussi que l'évolution actuelle du monde esttelle que les systèmes de dictature personnelle paraissent condamnés, que la démocratie pluraliste est en voie de s'imposer comme orientation durable et que les forces de progrès ne sont pas suffisamment puissantes pour s'emparer du pouvoir ou le garder et que le régime en place, lui non plus, n'est plus capable de maintenir le statu quo, le compromis politique, s'il consiste en réformes élargissant les espaces de liberté et ouvrant la voie aux changements, ne serait en définitive qu'une étape souhaitable dans cette direction ( le document sur l'analyse complète est disponible). D'où le côté "processuel" qui fait tant sourire... Voilà très rapidement les raisons fondamentales qui ont conduit l'Ufp a inclure cette politique dans l'ensemble sa politique de recherche de solutions au blocage. On peut être en désaccord avec cette analyse, mais elle ne peut être taxée d'insensée ou d'opportuniste. La question qui peut se poser est: l’analyse de 1998 est-elle encore valable aujourd'hui? Je dirai que dans ses fondements elle reste valable, mais elle doit être ajustée et adaptée à la conjoncture actuelle. En d'autres termes, elle doit prendre en compte en particulier la crise multidimensionnelle qui secoue notre pays et les possibilités d'un rassemblement des forces du changement pour une alternative démocratique. Comment pratiquement le dialogue a " été opéré sur le terrain politique" par l'Ufp? Il y a eu trois étapes: la première a été une campagne d'explication dans trois directions: la base militante de notre parti, les partis d'oppositions AC, notamment Messaoud, le président du FP, Chibih Ould Cheikh Maelainine,... Mais également les organisations de la société Civile les plus influents (ONG des droits de l'homme, ordre des avocats, etc...) et les personnalités nationales. La deuxième étape a été la rencontre entre la direction du parti et le président de la république le 16 février 1999. L'objectif est l'instauration officielle du dialogue entre le pouvoir et l'opposition qui est une condition primordiale pour tout compromis politique. Etant entendu que la réussite de ce dialogue n'est possible que lorsque tous les acteurs de la scène nationale ( les partis politiques, les associations de la société civile et personnalités nationales) d'une part et d'autre part le pouvoir, acceptent de se rencontrer pour trouver les voies et moyens de sortir notre pays dans cette situation de blocage chaotique. La troisième phase nous l'avons mené en direction des Chancelleries étrangères à Nouakchott (France, Espagne, Allemagne, Etats-Unis d'Amérique,...) et à l'extérieur avec les partis de l'OMVS (Sénégal, Mali, Guinée Konakry), et les partis Français de la gauche plurielle (le PS, le PC, et les VERTS). Il est donc clair que l'option du dialogue a été choisie dans l'intérêt supérieur de notre pays non pour obtenir une quelconque prébende je ne sais de quelle nature. Beaucoup de ceux qui pronostiquaient les postes ministériels que le pouvoir allait nous offrir ont rejoint d'ailleurs les rangs du PRDS. De plus sans rien obtenir, perdant en même temps le peu de dignité à laquelle ils pouvaient prétendre... Me Ibrahima il ne faut pas douter de notre main tendue y compris à nos amis des Flam. J'ai participé avec Lo Gourmo à une rencontre, à notre demande, avec des responsables de haut niveau des flam, en France, en 2000, sur notre politique de dialogue, précisément... Je te rappelle également que la première rencontre du 17 janvier 2004 à Paris sur le thème: face à l'impasse actuelle quelles stratégies adopter ? était dirigée par Diop Moustapha et Lo Gourmo et les animateurs étaient Baba Ould Jiddou et moi-même. La deuxième rencontre organisée par les Flam, nous avons été remarquablement représenté par Lo Gourmo. Par conséquent dire que nous participons à ces rencontres à reculons me semble sans fondement. Maréga Baba /France À:"iwagne"<iwagne@yahoo.com>À:flamnet" <flamnet@yahoogroupes.fr>À:"forumdiaspora" <forumdiaspora@yahoogroupes.fr> De:"mba07@infonie.fr" <mba07@infonie.fr> Date:Tue, 24 Feb 2004 17:48:47 +0100 Objet:[ForumDiaspora] Re: Re: La_politique_de_dialogue Bonsoir, Mr Wagne, merci de l'esprit non polémique, mais tu aurais pu faire un effort supplémentaire en nous appelant Ufp tout simplement. Car jusqu'à preuve du contraire notre sigle est Ufp, même si nous ne renions rien du passé. Il y a cependant des militants et ils sont nombreux dans l'Ufp, qui ne savent même pas ce qu'était le M.N.D. où qui, peut être ne s'y reconnaissent pas. Mais ce n'est pas grave, si c'est un plaisir pour toi d'écrire Ufp-MND, je ne vais pas te le gâcher, d'autant plus que ça ne me dérange pas du tout, au contraire. Continuons à dépassionner le débat politique et à le rendre plus intéressant plus fertile. Je ferme la parenthèse. Le dialogue en politique, se fait rarement entre adversaires, il se fait le plus souvent entre des ennemis ( avec tout ce que ce mot renferme). J'ai déjà donné sur ce sujet, dans mon premier posting, des exemples de l'Afrique du Sud, de la Côte d'Ivoire et de la Palestine. Dans ces pays, les forces démocratiques ont dialogué ou dialoguent toujours avec des criminels et ceux qui commettent encore des génocides. Donc avec des gens qui n'ont aucun sentiment patriotique ni d'humanité. On ne s'engage pas dans la voie de la politique de dialogue par plaisir, mais parce que la situation politique oblige ou contraigne à y emprunter. Le contenu du dialogue c'est-à-dire de la plate forme proposée dépend de l'objectif visé, et du rapport de force en présence. Nous avions proposé une plate forme qui pend en compte tous les aspects de la situation nationale en particulier de l'état de droit, elle peut bien être critiquée ou enrichie. L'important est que l'on comprenne que c'est une voie à ne pas mépriser, surtout quand on n'a pas une autre alternative "à portée de main". L'urgence, aujourd'hui, est la nécessité d'un rassemblement de toutes les forces du changement pour donner plus de poids et de consistance entre autre à cette option aussi. "Le dialogue que Gourmo et consort martèlent" et celui que je "martèle" ou quelqu'un d'autre du parti, correspondent à la même ligne politique. Nous ne considérons pas les "radicaux" de France ou les "excités" d'Amérique comme des ennemis, mais au pire comme des adversaires politiques. Notre main tendue s'adresse à toutes les forces qui luttent pour le changement démocratique dans notre pays, elle n'est donc pas exclusive. Mr Wagne, tu conviens avec moi que la justice, le respect du droit ( même pour tes ennemis) n'est possible que dans un état réellement démocratique. C'est pourquoi notre objectif principal doit être d'instaurer cet état de droit, après la justice, toute la justice sera rendue et le droit, tout le droit sera respecté. Nous sommes aujourd'hui à la recherche des voies et moyens pour atteindre cet objectif. Mais avant, il n'est jamais assez d'en parler et même de les "marteler", mais pour autant ça reste un voeux, peut être aussi une forme de lutte. Dans tous les cas il n'appartient à aucun pouvoir quel qu'il soit à fortiori à un parti ou groupe politique de faire oublier, de pardonner ou de refuser de pardonner à la place des victimes d'une injustice. Bon courage! Maréga Baba /France À:"mba07@infonie.fr" <mba07@infonie.fr> CC:flamnet@yahoogroupes.fr De:"Ibrahim WAGNE" <iwagne@yahoo.com> Date:Tue, 24 Feb 2004 13:49:27 -0800 (PST) Objet: Re:[flamnet]_Re:_La_politique_de_dialogue Bonjour Mr Marega, Avant toute chose, je tiens a m´excuser si le terme UFP-MND te choque. Ceci dit, je conviens avec toi sur la nécessite de dialogue National, mais on s´oppose sur la méthode. Tu m a cite l'exemple de l'Afrique du Sud. Tu n'est pas sans savoir comment les choses se sont passes en Afrique du Sud. Il y a eu un consensus entre deux partis, L'ANC et Le parti d'Apartheid(le parti national). Ce consensus reposait sur une plante forme Nationale acceptée par les deux partis. Cela n est pas valable dans le cas du dialogue initie par l´UFP. Le processus engage par votre parti est unilatéral a tous les niveaux, du moins ce que vous faites apparaître. Maintenant, si accord secret il y a entre vous et Taya, cela changera ma façon de voir les choses dans la mesure il y aura une nouvelle donne a coller a l´axe X et Y que le public a de ce dialogue a sens unique. J'appellerais cette nouvelle dimension Z. Si elle existe fais nous part de cela et on prendra le temps de l analyse sans parti pris quelconque. Jusqu'a preuve du contraire, Mr Marega, loin de moi de vouloir polémiquer, l'exemple Sud-Africain ou Ivoirien est très mal place. Dans le cas de l'Afrique du Sud on a eu Madiba et Klerck et celui de la Cote d 'Ivoire GBagbo et Guillaume Soro des forces nouvelles . Dans ces deux exemples , la volonté de sauver la nation était des deux cotes et très fort. Pour ce qui est de notre pays, je ne suis pas nihiliste de la nécessite de dialogue pour régler pour de bon la question nationale, mais pour moi il y a un préalable a cette phase: une enquête sur les violations de droits de l'homme sous Taya, régler le cas des refuges au Sénégal, Mali...., la relecture de ce qu'on appelle constitution de la Mauritanie et surtout l'élimination de l'article 105 qui garantie l'impunité a tous ceux qui sont impliques dans les problèmes de tueries, une enquête sur les détournements et enfin le dementelement du système en place. Le problème de notre pays n est pas un probleme facile a résoudre j en suis conscient mais ce n'est pas aussi une raison de se précipiter dans l'abîme d'un futur douteux. Mr Marega, que sera la Mauritanie de nos enfants si la solution que nous proposons aujourd'hui est une demi solution parceque certains sont fatigues de la lutte et veulent une solution a tout prix? Une nation en destruction ou a la liberaliisation. J'en suis presuade aussi que les combattant du droit et de la justice sont tous animes par des nobles intentions, mais HeeNare en Adda weeNaare. Prenons les temps et l'énergie qu'il faut, mais cette fois ci les mauritanien ne doivent pas apporter une moitie de la solution de la question Nationale, comme il fut au congres d'Aleg et a l'indépendance avec les lois comme celle des trois quart. On doit de se faire l'obligation de réussir cette fois-ci et pour cela on doit mettre de cote nos haines et certains discours pompeux et arrogants. Enfin, Mr Marega avec tout le respect que je te porte, j ai rien contre l'UFP( je connais ce parti très bien ainsi que ces nuances), mais pour un besoin de clarification, je dois t'affirmer que leur position reste non claire pas seulement a moi , mais a beaucoup de gens. Je ne le dis pour nuire, mais une remarque peut toujours pousser a la correction. Sans rancune Ibrahima WAGNE SF/USA À:"mba07@infonie.fr" <mba07@infonie.fr>, flamnet@yahoogroupes.fr De:"sy salah" <saedd90@yahoo.com> | Date:Tue, 24 Feb 2004 16:59:06 -0800 (PST) Objet:Re:[flamnet]_Re:_La_politique_de_dialogue CE dialogue politique dont vous parlez aura lieu et ce n'est pas dans l'immédiat. Des questions préalables doivent être résolues et ce n'est pas facile. Les acteurs de ce dialogue politique doivent être détermines. Un dialogue n'est pas un LAMMBa. L'on sait que tout dialogue résulte d'un différend lequel différend est constate par les parties. Celles ci dans la recherche de solution discutent,s'entendent sur un minima /maxima et démarrent les pourparlers. A l'échelle de notre pays aujourd'hui la nature du système étant ce qu'il est c'est a dire sans masque chaque individu,chaque groupe,parti ou organisation veut se positionner autour de la sphère de dialogue. en réalité et maintenant OBJECTIVEMENT il n'y a pas de dialogue .il ne peut y'en avoir. je concède qu'il puisse y'avoir une ou des concertations entre certaines organisations politique sur la QUESTION NATIONALE mais pas de dialogue. Le dialogue ?mais avec qui?pas avec ceux qui ont détruit ce pays.REFLECHISSONS! À: "ngaido Ibrahima" <elhamdou2000@yahoo.fr>, flamnet@yahoogroupes.fr De:"sy salah" <saedd90@yahoo.com> Date:Thu, 26 Feb 2004 18:50:31 -0800 (PST) Objet: Re: [flamnet] La politique de dialogue (Fin) Bien. Monsieur Ngaide Ibrahima vient de clore majestueusement le débat sur "la politique du dialogue" Les arguments évoques pour clore ce débat sont justes. Cependant nous pouvons concéder à monsieur Marega d'initier une politique de dialogue ce qui n'aboutira pas forcement a un dialogue politique. Il y a en réalité une nuance qui n'a pas été révélée parles deux parties au cours de leurs échanges. Ce qu'il faudrait à la Mauritanie c'est l'instauration d'un dialogue politique permanent. Le dialogue politique doit résulter d'un processus consensuel entre les différents acteurs politiques et les détenteurs du pouvoir du moment en vue de trouver une solution à l'ensemble des problèmes. Nous savons que beaucoup de Mauritaniens ne sont pas prêt à amorcer ce dialogue avec le pouvoir quand bien même certains partis ou organisations seraient d'accord. L'ampleur du passif du présent régime est telle qu'il ne peut et ne pourra jamais accepter la discussion des questions préalables:(responsabilité des crimes de sang, responsabilité des crimes de déportation, responsabilité des crimes financiers et les conséquences qui s'y rattachent).(la forme d'Etat,la dislocation du SYSTEME,de nouvelles normes d'équilibre interne...)La politique du dialogue telle que nous l'avons vu à travers les postings de leurs promoteurs s'apparente à mon avis à un clin d'oeil au régime. C’est une perche tendue. Perche qui ne sera pas prise du fait des éléments récurrents soulignés par monsieur n'gaide. La diversion est souvent bonne elle permet de baisser les tensions quotidiennes mais quand elle tend à égarer et à ignorer les souffrances quotidiennes elle devient en ce moment mauvaise. L'on s'en gardera à l'avenir n'est ce pas? Salah Eddine -USA À:flamnet@yahoogroupes.fr De:"ngaido Ibrahima" <elhamdou2000@yahoo.fr> Date:Fri, 27 Feb 2004 02:32:59 +0100 (CET) Objet: [flamnet] La politique de dialogue (Fin) Bonsoir, Permettez-moi tout d’abord de dire que je ne voudrais aucunement polémiquer. Je ne suis pas polémiste et je ne le serai jamais. Seulement si polémiquer correspond a objecter par rapport au dialogue processuel et consensuel de l’UFP, je vous concède le qualificatif. Aujourd’hui la situation grave de notre pays impose a chacun la mesure, le respect mais la fermeté par rapport a certains principes fondamentaux qui devraient régir un Etat. A cet effet je vous rappelle que mes réserves et récriminations (de bonne foi) face au dialogue UFPiste restent intactes. Marega vous dites avoir parcouru ma note sans y détecte les contradictions. Je vais dans les lignes qui suivent vous mettre en exergue, une fois de plus, les contradictions qui caractérisent votre dialogue. L’UFP, votre parti, a initié le dialogue sur la base d’un diagnostic de la situation nationale ; C’est vous même qui le dites. Vous avez alors affiché un objectif clair celui de SAUVER LE PAYS D’UNE EVENTUELLE DEFLAGRATION. Le diagnostic est juste. L’objectif est très légitime. Il est salutaire et noble. C’est un objectif national parce que basé sur une situation politique nationale (le fameux rétroviseur). Cette situation politique comme vous le savez ne peut guère être dissocié de la brutalité qui a conduit à l’élimination systématique de citoyens et à l’expulsion d’autres vers des pays de la sous région. Les pillages économiques et financiers viennent boucler la boucle. Entre l’objectif et la complexité de la situation (du diagnostic) et le dialogue (les solutions miracles) UFPiste, existe une contradiction. Cette dernière résulte de l’antagonisme entre le dialogue (votre face-à-face) et le cachet national qui caractérise l’objectif vise. Dans une perspective de dialogue national visant a sauver le pays d’une déflagration nationale, il serait plus judicieux, par souci d’efficacité et d’efficience nationales, de chercher une combinaison d’idées, d’efforts et de choix politiques nationaux. L’UFP pouvait compter sur la galaxie politique (revenez sur terre), dans une perspective plurielle, pour scruter toutes les alternatives qui pourrait mener a un dialogue national juste, viable. L’intelligence, le courage et la sagesse ne sont pas limites a l’orbite UFP. Un parti n’est pas une nation. Un parti est une construction politique avec des militants. C’est une sphère limitée dans l’espace. Première ERREUR et première CONTRADICTION : Dialogue sectaire sur la base d’un diagnostic national. Un parti comme l’UFP qui n’a qu’un seul maire, 2 ou 3 députés (statistique du PRDS et du régime ne souffrant d’aucune légitimité de votre part) ne peut pas prétendre négocier, compte tenu de sa faible représentativité, au nom d’un pays et/ou d’une galaxie. Faites le calcul. Encore qu’en 1998, date a laquelle vous enclenchiez le dialogue, vous étiez absent de l’assemblée et des mairies. Votre représentativité, dans la galaxie, avoisinait l’infiniment petit. Ainsi au lieu de mettre sur pied un dialogue, il conviendrait de fédérer des partis, des organisations civiles, des mauritaniens pour renforcer la volonté de sauver le payer. Associer les autres dans une démarche nationale relève non seulement de la sagesse mais du souci d’élever la probabilité de succès au niveau national et international. Cette attitude politique faite d’un mélange de méfiance et de défiance est paradoxale et inacceptable. Vous dites engager un dialogue pour sauver le pays ! Cette ambivalence saute aux yeux et instaure de façon immédiate des conflits, des tensions et une turbulence au sein de la galaxie. Où est votre main tendue ? Et de deux. Avec le recul M Marega vous vous rendrez compte vous-même. Je dis bien que votre parti n’a jamais mené une action d’explication. L’erreur que vous commettez est de dire que l’UFP entreprit une campagne d’explication. En tout cas pas à Boghé. Or un parti, ce qui est le cas en Afrique, qui prend ses militants comme du bétail auquel on parachute des données, des orientations sans un préalable est un parti perdant. Ce dialogue national, parce prenant en charge des problèmes nationaux, devrait normalement être explique a tous les Mauritaniens de l’Est, du Sud, de l’Ouest et du Nord. Aux victimes, aux réfugiés, aux exilés……….En a t-il été ainsi. Non. Troisième Contradiction. Un dialogue national initié par l’UFP. Oui. Mais un dialogue tant qu’il n’implique pas les vrais acteurs n’est pas en mesure de mobiliser les énergies. La gravité de la situation n’interpelle pas seulement l’UFP. Elle implique les parents des victimes. Elle interpelle les réfugiés, les veuves, les exilés, les militaires, la société civile, les intellectuels. Donc vous voyez que votre parti est condamné à évoluer dans une conception plurielle du dialogue ou alors abandonner. Et c’est parce que je connais la valeur intrinsèque de certains d’entre vous que je m’octroie le droit de vous appeler à l’abandon. Il n’est pas de votre ressort d’énoncer et d’engager un dialogue national dont vous n’avez ni les moyens humains et matériels. La politique est une oeuvre complexe mais faisable et qui exige une conjugaison de méthodes variées. Aujourd’hui la Mauritanie n’avance pas. On recule. On s’expose aux dangers. Les tragédies que nous avons vécues ne semblent pas, malheureusement, nous servir de leçons. Et là votre parti n’est pas le seul. C’est toute la classe politique qui est atteinte et toute la société. Un internaute a écrit sur ce forum des vérités sur les marabouts Halpoulaar. En fait ces marabouts (et nos présidents) ne sont que le reflet de la société. Kayafa Ma Kountoum You Walla Aleikoum. Je le rejoins et j’épouse totalement ses idées. Dans une société qui a connue tant de cruaute, il est impossible de composer avec des gens qui ne sont mobilises que par des charlatans. Le simple fait qu’un marabout arrive dans un pays (France, Italie, USA……..) suffit pour que les troubadours mobilisent des millions de nos ouguiyas et ce en l’espace de 24 heures. Alors que des opérations de collecte pour des causes plus nobles et plus justes (comme pour le cas des réfugiés), notre société arrive difficilement à collecter 1000$ ou 2000$. Ni une conférence politique, ni un débat d’idées ne mobilisent nos citoyens. Le Mauritanien est ailleurs dans un baptême, dans un mariage, dans une soirée de troubadours……….C ‘est inacceptable. S’il est admis culturellement et religieusement d’aller dans telles manifs, il est aussi accordé une primauté à la lutte pour la dignité, la justice et l’équité humaine. Malheureusement, force est de constater, que les Mauritaniens de façon générale haïssent les travaux qui demandent la méthode, l’ordre et le temps parce que ne se projetant jamais sur l’avenir. Telle est mon invite aux politiques, aux droits de l’hommiste et à l’ensemble des intellectuels engagés ou pas, structurés ou non. IBA N’GAIDE.USA À:"elhamdou2000" <elhamdou2000@yahoo.fr> À: "flamnet" <flamnet@yahoogroupes.fr> De: "mba07@infonie.fr" <mba07@infonie.fr> Date : Fri, 27 Feb 2004 10:08:11 +0100 Objet: Re:[flamnet]_La_politique_de_dialogue_(Fin) Bonjour Mr Ngaidé, Hohooo ! Encore un de Bogué ! Vous nous fatiguez avec Bogué ! Alors que Kaédi est votre Capitale, et nous, nous n'en parlons jamais, et pourtant nous avons beaucoup de réfugiés de Bogué chez-nous. De plus nous avons 5 à 6 maires et 4 députés, mais Mr Ngaidé ne voit que le maire et les 2 députés de Bogué. Cette blague mise à part, je pense qu'une partie de vos critiques explicitées ici sont recevables. Mais une fois de plus, il n'y a pas de contractions, il y a très certainement des insuffisances dues en partie à la conjoncture difficile du début du déclenchement de cette politique. Mais la politique de dialogue initiée par l'Ufp est un chantier en construction toutes les forces du changement peuvent et doivent apporter leurs pierres. Je le répète de nouveau, la politique de dialogue est une option qui doit être combinée avec toutes les autres formes de luttes démocratiques. Sinon elle sera stérile. Maa salam! Maréga/France 
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