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- Interviews de Bâ Mamadou Bocar, président de Flam-Rénovation


- A Sud Quotidien (SUD QUOTIDIEN DU 21-02-2006)

- A Nouakchott Infos (N°934 du 24-02-06)


MAMADOU BOCAR BA, PRESIDENT DES FLAM-RENOVATION A SUD QUOTIDIEN

«La lutte doit désormais se faire en Mauritanie»

 

Les nationalistes negro-mauritaniens se divisent. La semaine dernière, 300 militants des Forces de libération africaine de Mauritanie (Flam, opposition en exil), ont décidé de quitter le mouvement. Ils viennent de se doter d’une nouvelle structure dénommée Flam/Rénovation. Dans l’entretien qui suit, Mamadou Bocar Ba, son président, explique les raisons du divorce.


 

- Vous êtes le président du mouvement Flam/Rénovation, la nouvelle organisation politique née d’une scission qui a éclaté la semaine dernière au sein des Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam). Quelles sont les raisons de cette séparation ?

- Depuis quelques temps, des divergences de stratégie nous opposaient à certains de nos amis au sein de la direction des Flam. Elles rendaient difficile la poursuite ensemble du combat qui est le notre : la cause des populations noires en Mauritanie. L’origine de cette situation remonte au dernier congrès de notre organisation qui s’est ténu fin décembre aux Etats-Unis. Le congrès devait confirmer l’abandon définitif, suite à la chute du régime de Maaouiya Ould Taya, de l’option militaire décidée à Dakar par l’ensemble des forces patriotiques dont les Flam, qui avaient un moment adopté une telle stratégie de lutte. Après quoi, elle devait examiner les nouvelles perspectives de lutte que notre mouvement devait adopter. La question était de savoir,si après la confirmation de l’abandon de la lutte armée il n’était pas opportun d’envisager une implication directe de notre organisation dans le processus de transition actuellement en cours en Mauritanie. Contrairement aux autres membres de la direction, certains cadres, dont moi-même,avons estimé que les circonstances qui étaient été à l’origine de notre refus de prendre part à la vie politique sous l’ancien régime ayant cessé, il n’y avait plus de raison de continuer à rester à l’écart de la vie politique dans le pays. Aujourd’hui, il n’y a plus de répression, un nouveau climat politique règne en Mauritanie et notre renonciation à la lutte armée sont des éléments qui militent pour notre implication. Selon notre analyse de la situation, nous devons saisir l’occasion. Nous ne voulons pas répéter les erreurs de certains mouvements d’opposition ou de libération nationale qui faute d’avoir analysé certaines circonstances avec lucidité ont fini par se retrouver isolés ou ont complètement disparu. Le dernier exemple qui me vient à l’esprit est le cas de la gauche palestinienne. Après les accords de paix d’Oslo, elle a accusé Arafat de jouer le supplétif d’Israël, et voilà que maintenant elle est complètement écartée de la scène politique palestinienne où les islamistes du Hamas, pourtant beaucoup plus récent, est venu s’imposer comme acteur majeur.

 

- Voulez-vous donc inscrire votre action dans le processus de transition en cours en Mauritanie ?

- Absolument. Cela va de soi. En politique, quand on change de stratégie de lutte et qu’on entend continuer le combat, il faut envisager d’autres moyens. Nous avons abandonné la lutte armée sans pour autant abandonner notre combat, il faut alors que nous soyons conséquent : investir le terrain politique en Mauritanie par la voie pacifique et légale. Bref la lutte des Négro-mauritaniens doit désormais se faire en d’abord Mauritanie.

 

- Flam/Rénovation vont-ils se transformer en parti politique en Mauritanie ?

- A ce stade, le plus important pour nous, c’est de ne pas rester en dehors de ce qui se passe actuellement chez nous. Le climat qui règne en ce moment laisse croire que le pays est peut-être entré dans une période décisive qui marquera pour longtemps son destin. Comme tous les autres acteurs politiques mauritaniens, il est de notre devoir d’apporter notre concours au processus actuel. Peu importe la manière. Que nous nous organisions en parti politique autonome ou que nous nous allions avec d’autres forces, l’essentiel est que la cause qui est la notre puisse trouver le meilleur cadre pour être portée au plus haut degré des préoccupations nationales et éviter donc d’être marginalisée.

 

- Avec vos anciens camarades, vous faisiez du retour de déportés expulsés dans la foulée des événement entre la Mauritanie et le Sénégal en 1989 et du jugement des responsables des exactions qui ont visé les populations noires entre 1989 et 1991, un élément important de votre combat, contre l’ancien régime. Ses successeurs n’ont pourtant pas modifié la position de l’Etat sur ces questions. Gardez-vous les mêmes positions ?

- Abandonner la lutte armée et s’impliquer dans la transition ne signifie absolument pas que nous ne faisons plus de ces questions des sujets importants. Loin de là. Nous restons attachés au règlement de ces questions que nous voulons d’ailleurs porter au cœur du débat actuellement en cours dans le pays. Tout comme le problème plus global de la cohabitation inter-communautaire en Mauritanie et le problème de l’esclavage sans oublier les problèmes de tribalisme,népotisme,la gabegie…

 

- La mouvance dont vous êtes issus n’a pas toujours été bien appréciée en Mauritanie. Les plus indulgents estiment que la publication de votre fameux manifeste en 1986, puis la tentative de coup d’Etat avortée menée par des éléments proches des Flam, qui ont servi de prétexte à la vague de répression contre les Noirs en Mauritanie, n’ont pas tenu compte du rapport de force réel entre les communautés. Ils vous tiennent donc pour responsable en partie des exactions dont votre communauté a été victime par la suite. Les plus sévères, eux, vous accusent tout simplement d’être`racistes, anti-arabes, puisque vous contestiez l’arabisation, parliez de «Système Beydane» ou d’«Apartheid mauritanien». Ils vous accusent même d’avoir été derrière la dégradation des relations avec le Sénégal, qui a conduit aux massacres inter-ethniques qui ont eu lieu en 1989 de part et d’autre de la frontière entre les deux pays.Vous ne craignez donc pas d’être mal accueillis en Mauritanie?

 - Nous ne nous impliquons pas dans le processus pour plaire. Notre objectif est de continuer notre combat avec les armes qui sont les mieux indiquées aujourd’hui : le débat d’idées et la mobilisation pacifique. Cela dit, sur l’opportunité d’avoir choisi de rompre le silence sur la situation des Noirs en Mauritanie, ou le choix fait par d’autres Noirs de faire un coup d’Etat, il me semble évident qu’à l’époque ces actions étaient inévitables. Soit nous continuons à nous taire et la situation de notre communauté allait s’aggraver ou nous lever pour attirer l’attention sur la situation grave des négro-mauritaniens. Notre action au contraire a été bénéfique, aussi bien pour notre communauté que pour le pays lui-même. En Mauritanie, hier seuls les Noirs avaient conscience qu’ils étaient exclus. La majorité des Arabes ne voyaient pas cette exclusion. Aujourd’hui je pense qu’ils sont nombreux parmi cette communauté à être désormais conscients de l’inégalité de traitement qu’il y a dans le pays entre un arabe et un Noir. Parfois, ils l’expriment dans des termes beaucoup plus durs que ceux que peut avoir n’importe quel nationaliste noir. Je pense notamment à beaucoup de partis de l’opposition légale à l’ancien régime.

Il est vrai que pour certains de nos compatriotes Arabes, la mouvance historique à laquelle nous appartenons est considérée comme hostile à cette communauté. Ce qui pourtant est particulièrement faux. Sur notre position vis à vis des Arabes et de leur présence en Mauritanie, il faut lire le manifeste de 1986. Certes nous avons parlé de « système Beydane » et « Apartheid mauritanien », ce qui peut paraître un peu trop fort pour décrire la réalité en Mauritanie. Mais c’était pour faire passer un message fort en direction de la communauté internationale en attirant son attention sur la gravité de la situation des noirs dans le pays. Pour le reste, à aucun moment, nous nous sommes attaqués à la communauté en tant que telle. Ce que nous avons dénoncé, c’est la sous-représentation des Noirs dans les sphères du pouvoir et leur marginalisation dans l’appareil d’Etat et dans tous les secteurs de la vie nationale. Nous réclamions tout simplement un partage du pouvoir équitable qui reflète la réalité du pays. La Mauritanie est un pays pluriculturel. C’est dans ce même esprit que nous avons aussi parlé de l’arabisation. L’Arabe est une langue nationale. On ne peut pas lui contester un tel statut. Au contraire, il faut qu’elle ait sa place dans ce pays. Mais cela ne doit pas se faire au détriment des autres langues nationales, le Pular, le Soninké et le Ouolof. Elles méritent elles aussi d’être officialisées, enseignées et donner les mêmes perspectives et chances que l’arabe. C’est une question de bon sens. Cette accusation de racisme anti-arabe est donc injuste. En fait, elle relève de la propagande que l’ancien régime a réussi à répandre dans certains esprits. Ses services ne nous ont-ils pas pendant longtemps accusés d’être liés aux milieux sionistes internationaux, avant que par ses propres actes il vienne se démentir lui-même en établissant des relations diplomatiques avec Israël ? Le même procédé de la manipulation est d’ailleurs celui qui nous vaut aussi d’être perçu par certains comme impliqués dans la crise de 1989 avec le Sénégal et les regrettables massacres qu’elle a provoqués. A cette période la direction du mouvement était entièrement en détention en Mauritanie. Nous ne pouvions donc pas être à la fois en prison et être dans les rues du Sénégal pour massacrer nos compatriotes Arabes. Ce qui leur est arrivé est aussi à déplorer que les pillages et massacres de Sénégalais et de Noirs mauritaniens qui ont eu lieu un peu partout à travers notre pays.

 Propos recueillis depuis Paris par Lamine FALL

 


Le Président des FLAM-RENOVATION en exclusivité Á NOUAKCHOTT-INFO:

Ba Mamadou Bocar réagit aux déclarations de Thiam Samba,

Président des FLAM

 

Bâ Mamadou Bocar est né en 1954 à SINTHIANE-PADALAL dans le département de Maghama au Gogol. Il est Ingénieur d'application Télécom et titulaire d'une maîtrise de Physique. Il créa en septembre 1986 avec d'autres de ses amis un Comité de soutien aux détenus noirs après les arrestations des militants des FLAM le même mois. Il fut arrêté en Octobre 1986, jugé et condamné à quatre ans de réclusion, le 14 octobre 1986.

Il purgea sa peine dans les prisons de Nouakchott, Aioun et le bagne de Oualata. Libéré le 14 décembre 1989, il rejoint ses amis dans l'exil. Il vit actuellement en exil à Sarcelles en France.

A la suite du dernier congrès des FLAM et les divergences avec des membres de la direction, sur la stratégie du mouvement après le 3 août, il crée avec d'autres dissidents une nouvelle organisation dénommée FLAM-RENOVATION dont il préside le bureau provisoire. Nous l'avons rencontré et il a bien voulu répondre à nos questions.


 

Nouakchott Info- Vous venez de créer une organisation politique dénommée FLAM-RENOVATION, qui représente une scission du mouvement des Forces de Libération Africaines de Mauritanie. Pourquoi cette organisation et quelles sont ses grandes orientations ?

BA Mamadou Bocar : D'abord permettez-moi de vous remercier de l'intérêt que vous portez à notre organisation. Je dois dire que notre organisation est née après le congrès de Cincinnati de décembre 2005 au cours duquel est apparue une divergence entre nos camarades et nous, sur la prise en compte de la réalité politique nationale. A partir du moment où les FLAM ont solennellement renoncé à travers la Déclaration de Dakar à la lutte armée comme mode de règlement du conflit qui les oppose au système, et que cette option n'a pas été remise en cause par la plus haute instance de l'organisation, la conséquence logique aurait été d'envisager de mener le combat à l'intérieur du pays aussi. C'est ce que mes amis et moi avons proposé. En plus, la répression qui s'était abattue sur nous durant les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix a cessé. Il fallait donc profiter de ce nouvel espace pour s'ouvrir aux forces progressistes et lutter au plus près des populations au nom desquelles nous avons lutté des décennies durant. Ce sont là les raisons qui ont présidé à la naissance de notre organisation qui s'attellera à mobiliser pour une implication active des mauritaniens de l'intérieur, sans exclusive, à la solution des déportés, du passif humanitaire, et au-delà, à la résolution des questions centrales de la cohabitation et de l'esclavage.

 

N.I-Quelle évaluation faites-vous du dernier congrès des Forces de Libération Africaines de Mauritanie, tenu fin décembre aux Etats-Unis ?

 BA Mamadou Bocar : le congrès de décembre a été un moment difficile pour notre organisation, pour tous ceux qui étaient soucieux de son avenir. Il s'est déroulé en l'absence de nos sections africaines ce qui est bien dommage. Il y a eu deux lignes que nous n'avons malheureusement pas pu concilier.

Nous avons alors pris nos responsabilités et nous assumons. En tout état de cause, nous sommes sereins et réalistes, nous ferons ce que nous serons capables de faire avec ceux qui voudront bien le faire avec nous.

 

N.I- La Question nationale est l'un des principaux dossiers, ayant alimenté les revendications de votre organisation depuis sa création en Mars 1983. Après plus de deux décennies de lutte et compte tenu de votre expérience et la situation sur le terrain dans le pays, avez-vous une nouvelle approche de cette question?

 BA Mamadou Bocar : Je pense qu'il y a eu une grande évolution par rapport à cette question. En effet, il y a encore quelques années, cette question n'intéressait que les noirs qui en sont les principales victimes par leur exclusion et leur marginalisation. Aujourd'hui, la question nationale est sur toutes les lèvres, les partis en parlent, les associations de la société civile également. Si Ould Taya disait qu'il n'y avait pas de réfugiés et que le passif humanitaire était une pure invention des associations qui en font un fond de commerce, Ely reconnaît l'existence de ces problèmes, sans toutefois vouloir leur trouver des solutions durant la transition et c'est dommage. Notre organisation est consciente que c'est seulement dans un cadre incluant toutes les composantes nationales que les problèmes pourront être solutionnés et c'est heureusement possible.

La résolution correcte de la question nationale et sociale, conditionne la paix dans notre pays et la stabilité dans la sous région. Elle était et demeure une préoccupation permanente dans notre action.

 

N.I : Le dossier des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali, a servi de fond de lutte et parfois de commerce, pour nombre de partis politiques, d'organisations et d'Hommes mauritaniens à l'intérieur comme à l'extérieur. Mais avec la transition, l'on s'acheminerait vers une solution acceptable par toutes les parties, en particulier les réfugiés eux-mêmes qui ont tant enduré. La dernière visite de l'ambassadeur américain dans ces camps se situerait dans cette optique. Votre lecture de tout ça et que préconisez-vous pour une solution définitive à ce drame ?

 BA Mamadou Bocar : Le peuple mauritanien ne peut vivre heureux, tranquille en sachant qu'une partie des siens vit au Sénégal et au Mali dans des conditions vraiment précaires. Tout le monde se rappelle dans quelles conditions de violence se sont passées ces déportations (tortures, viols, confiscations de biens, papiers d'état civil et parfois des exécutions sommaires). Le règlement de cette question doit se faire selon les cadres traditionnels prévus par les Nations Unies impliquant réfugiés, pays d'origine et pays d'accueil. Toute solution à cette question doit émaner d'une volonté politique, d'abord du pays d'origine de ces réfugiés. Une volonté d'aller de l'avant. Elle passe par la mise en place d'une commission technique nationale d'évaluation composée des membres de la société civile comme du monde politique devant évaluer le rétablissement dans leur dignité et l'indemnisation indispensable des déportés. Nous pensons que cela doit se faire maintenant, et c'est possible, si seulement la volonté politique y est, et c'est de cette façon seulement qu'on évitera tout fond de commerce.

 

N.I : Dans l'interview accordé par Mr. Samba Thiam, président des FLAM à notre journal, ce dernier et en réponse à une question relative à la place de l'Islam dans leurs programmes, a fait état de l'existence de non-musulmans au sein de l'organisation. Pourriez-vous éclairer l'opinion sur ces déclarations et que représente l'Islam pour les FLAM-RENOVATION ?

BA Mamadou Bocar : Ce qui nous lie en tant que militants d'une organisation politique c'est son orientation. Celle de FLAM/RENOVATION ne remet pas en cause l'islamité de notre peuple. En effet l'islam joue un rôle fédérateur dans la mesure où tous les mauritaniens sont musulmans et l'islam fait partie aujourd'hui de notre culture à tous. C'est également vrai que la pratique de notre religion qui prêche la tolérance et l'amour du prochain est incompatible avec l'exploitation et l'exclusion.

 

N.I :-Quels regards portez-vous sur la Transition après six mois ?

 BA Mamadou Bocar : Nous trouvons que la transition manque de courage et de vision politique et c'est dommage. Elle aurait pu aller plus loin dans les mesures. Depuis la naissance de notre pays, l'Etat a toujours favorisé une composante de la population sur l'autre. Cet état de fait doit cesser si l'on veut construire une véritable Nation. Il est en outre impensable en effet de mettre en place une démocratie en ayant en suspens des questions comme celle des déportés mauritaniens au Sénégal et au Mali, celle du passif humanitaire. Il s'agit de questions qui appellent des réponses permettant d'apaiser les cœurs et les esprits et de décrisper le climat social et politique.

Mieux ils auraient pu aider à trouver des solutions justes aux questions épineuses de la cohabitation et de l'esclavage dans la mesure où ils ne sont candidats à aucun mandat électif. Au lieu de ça ils se sont focalisés sur la préparation des élections comme si les élections seulement pouvaient résoudre tous nos problèmes.

Nous pensons que c'est une erreur car démocratie ne rime pas seulement avec élection. Elle doit refléter les aspirations de tout le peuple.

 

N.I : A quand le retour en Mauritanie des FLAM-RENOVATION et quelles sont vos priorités ?

BA Mamadou Bocar : Notre stratégie est de nous impliquer dans le champ politique intérieur. Dans les semaines à venir, des responsables se rendront au pays pour rencontrer les acteurs politiques et porter directement le message qui est le nôtre au peuple mauritanien.

 

N.I : Un dernier mot Monsieur le Président ?

BA Mamadou Bocar : La lutte sera longue et le chemin certainement semé d'embûches, nous ne devons pas désespérer mais plutôt redoubler d'efforts. Car, ainsi seulement, nous construirons une société de justice, de paix et d'égalité que nous léguerons à nos enfants. C'est un combat qui mérite d'être mené et que personne ne mènera à notre place et nous devons tous accepter le prix qu'il demande.

La situation que nous vivons aujourd'hui peut être un point d'eau dans le désert, un point d'eau qui peut tarir à tout instant, abreuvons nous, purifions nous mais surtout prions pour qu'il devienne un Océan.

 Propos recueillis par Cheikhna Ould Nenni


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