Unité- Démocratie- Justice sociale

Accueil Contactez-nous Sommaire


Google

 

sur le Web

Sur ufpweb.org

 

Home ] Up ] Texte publié en 2000 suite aux attaques répétées des Flams contre le MND ] Non à la capitulation ] - Gourmo à Flamnet ] - À travers le net ] [ - So neddo sellaani yo safro ] - Sur la politique de dialogue ] - Le betisier politique ] Réponse à Bara Bâ des Flam ]

- So neddo sellaani yo safro


A propos de Mourtoudo, Gourmo et certains Flamistes

So neɗɗo sellaani yo safro ɓuri, en d’autres termes ceux de nos amis qui seraient malades ont intérêt à se soigner. Ils semblent en effet atteints de syndrome psychotique, voyant et entendant partout (même dans leur sommeil) le MND, l’UFP et autres signatures y associées.

Il a suffi que Lô Gourmo, en tant qu’homme politique, acteur et témoin de la dernière élection présidentielle, mais aussi en frère et ami, tente de rétablir une certaine vérité concernant un homme injustement attaqué et un projet qui a mobilisé des milliers de Mauritaniens, Négro-africains en particulier, qui espéraient une alternance pacifique, pour déclencher une réaction étrange, hystérique et pour le moins haineuse. Un spectacle désolant auquel les abonnés de la toile ont assisté ces derniers temps. Et le lecteur non averti est tout simplement ébahi, car il n’y a rien, à mon sens, dans le propos de Lô Gourmo, qui puisse justifier de pareilles gesticulations furieuses de la part de gens normalement constitués. ».

Comme l’écoulement d’une eau douce et bienfaisante, la réponse de Gourmo Lô à son ami Mourtoudo est sans méchanceté. Il ne s’est pas attaqué à l’homme, comme certains se sont empressés de le faire croire, car lui comme ses amis ont de la considération pour Mourtoudo. Avant la réaction de ce dernier, je disais à certains que les deux hommes, laissés à eux seuls, pourraient s’entendre. En gentlemen. Dommage !

 

Il est normal que les « radicaux et les excités » vouent l’UFP aux gémonies (eux-mêmes le disent), dans la mesure où cette organisation conserve en partie le patrimoine du MND qui, comme elle, était une organisation multinationale où se retrouvaient, dans une parfaite symbiose, Négro-Africains et Maures, luttant ensemble pour bâtir une Mauritanie unie, juste et égalitaire.

Ce message s’adresse à tous ceux qui aiment notre pays, Mauritaniens ou non, sincèrement préoccupés par son devenir et qui voudraient contribuer à l’avènement d’une démocratie réelle. Aux sympathisants des Flam, je voudrais rappeler que Gourmo comme les siens, établit bien la différence entre :

-les Mauritaniens qui, se sentant exclus, persécutés, marginalisés, ont décidé de trouver une terre d’asile où ils pensent jouir de plus de liberté et de justice. C’est leur droit le plus absolu.

-les Mauritaniens qui,-du fait des conditions de vie difficiles, ont choisi d’aller vivre sous d’autres cieux (comme d’autres viennent chez nous pour les mêmes raisons) en quête d’un mieux-être.

-les Mauritaniens qui, sous prétexte de défendre les intérêts des Négro-africains de Mauritanie, se donnent le beau rôle au sein ou en dehors d’organisations politiques et entreprennent des activités porteuses de haine, faites de mensonges, de calomnies et de démagogie, dans le seul but de flouer leurs bailleurs. Leur comportement est suspect et sert en dernière analyse le pouvoir qu’ils prétendent combattre. Ils comprennent bien le sens (et les vertus) du dialogue -ils le reconnaissent- mais ils n'en veulent pas. Car, au fond, ils ne veulent pas qu'il y ait de changement en Mauritanie par peur de perdre leur fond de commerce et leur statut de réfugiés. Ce sont des provocateurs. Les « radicaux » et « excités » en question se recrutent à mon avis dans ce milieu. Ils n’ont rien à voir avec nos autres compatriotes exilés, dont le comportement digne et le combat légitime contre la discrimination sous toutes ses formes force notre admiration et bénéficie de notre solidarité sans faille. Ces « excités et ces radicaux » se croient bien malins en tentant désespérément de faire croire qu’en les attaquant, on s’en prend à tous les exilés et qu’on est contre les intérêts des Négro-Africains. Trop facile ! Mais parce qu’ils sont conscients de leur responsabilité grave dans la misère sous toutes ses formes des Négro-africains du fait de leur politique aventuriste et leur discours suicidaire, provoquant l’incendie chez eux et s’enfuyant en laissant leurs populations se faire dévorer par les flammes de leurs actes criminels et irresponsables, ils cherchent à se faire une bonne image, déversant leur bile sur des gens qui, sur le terrain, font ce qu’ils peuvent, les jugeant de si loin, et même avoir le culot de les « noter ».

Cette acrobatie comique ne trompe personne.

Pour prouver un soutien quelconque à la cause des Négro-Africains, il faut apporter des preuves concrètes, non des larmes de crocodile et encore moins des injures et des calomnies. Ceux que vous attaquez injustement (et ça ne date pas d’aujourd’hui) restent sereins. Pour être modestes, ils ont toujours été à la pointe de tous les combats utiles pour cette cause, en particulier dans la période la plus dramatique qu’a vécue la Mauritanie (89-90-91). A leur actif on peut mentionner :

-Enquêtes menées sur les massacres et ayant abouti à la publication des premières listes des victimes d’exécutions extrajudiciaires.

-Constitution du Collectif des Veuves et premières lettres ouvertes au CMSN, publiées à Nouakchott et à Nouadhibou (avril mai 1991).

-Différentes manifestations publiques des veuves devant le Ministère de l’Intérieur, sit-in où les femmes ont passé toute une journée à la base marine de Nouakchott, manifestation à l’Assemblée Nationale contre la loi d’amnistie (mai 1993), actions de harcèlement devant l’Etat-major National, la Garde Nationale, le camp social de l’Armée et ce, pendant plus de trois ans, etc.

-Participation à la Conférence de Vienne de 1993.

-Commémoration, de 1991 à nos jours, du 28 novembre (pendaison de 28 militaires Négro-africains) comme journée de deuil, avec exposition de photos.

 

Interrogez donc les membres du Collectif des Veuves (vous, Marie-Hélène et autres que nous croyions jusqu’à récemment des personnes de bonne foi mais seulement trompées par les seuls « défenseurs » des Négro-Africains que vous côtoyez, vous qui prétendez connaître la Mauritanie et ce qui s’y passe). Interrogez :

  • Houlèye Sall, mère du Lieutenant Sall Abdoulaye Moussa

  • Maïmouna Alpha et Raky Barry, veuves de Baïdy Alassane

  • Diarra Toumbo, veuve du Lieutenant Sall Oumar

  • Aïssata Niang dite Thillo, veuve de Wélé Ousmane, actuelle épouse de Samba Thiam, président des FLAM

  • Kadia Sow, veuve de Maître Principal Amadou Mamadou Sow

  • Aïssata Oumar, mère des soldats Oumar Demba et Ibrahima Demba, pendus ce funèbre 28 novembre 1990.

 

Au lieu d’égarer l’opinion peu avertie des réalités à travers des accusations mensongères « contre les collaborateurs et autres agents du régime », interrogez les Rescapés militaires :

  • Moussa Mama Lô

  • Cheikh Mbégniga

  • MBodj Aliou de la Garde

  • Le député Kébé Abdoulaye (qui est en France)

 

Quel a été le rôle du Comité de Solidarité (Lalla Aïcha, Kadiata Diallo, Aïssata Diarry Sall, Raky Ibra Wane, Coumba Sy et tant d’autres) dans la lutte courageuse pour la mobilisation, la sensibilisation, les actions de rue etc. ?

 

Demandez-leur qui a déposé les premières plaintes contre le gouvernement mauritanien et qui a suivi ces plaintes jusqu’aux recommandations de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples à la session d’Alger (mars 1999)

 

La dernière manifestation en date s’est déroulée récemment – probablement à un moment où vous vous délectiez encore des injures et calomnies, derrière le clavier où, mine de rien et comme d’habitude, « la lutte continue ». C’était le 28 novembre 2003, il y a juste deux mois. Une commémoration hautement significative, avec la participation de Maures dont les familles de Haïdalla et de ses compagnons détenus, des partis politiques, de la société civile, la presse nationale et internationale.

Cela s’est déroulé dans la commune de Sebkha où le Commissaire de police a tenté de mettre fin à la cérémonie.

Il serait bon de savoir comment les veuves ont pu organiser une telle journée à Nouakchott (pas à Paris, Bruxelles ni à Boston s’il vous plait), sous le nez de la police de Ould Taya.

 

La plupart de celles ou ceux qui se placent en tête de peloton de ces luttes héroïques sont des éléments de ce que vous appelez MND-UFP-FRUIDEM-GOURMO-OULD MAOULOUD…Ouf ! que vous fustigez sans cesse.

Ils ne sont pas seuls, ils le font avec de nombreux autres Mauritaniens à travers le pays, efficaces et dans l’anonymat le plus humble. De même que leur cœur a vibré à l’unisson avec des milliers de Mauritaniens, des Négro-africains en particulier qui, comme l’a si bien dit Gourmo, constituèrent cette « formidable armée de partisans d’un changement dont » il « pensait qu’il était notre commune aspiration

Il n’est pas juste de réduire cet élan sincère et enthousiaste à une simple manipulation de Haïdalla et d’une UFP au service du pouvoir…

Comme le disait l’un des nôtres « il y a un degré de crétinisme qui exclut irrémédiablement certains d’un débat civilisé ». Vous !

Adieu tristesse !

_______________________________________________

Visitez photogallery CSVRM et Collectif des Veuves en Mauritanie à http://www.ufpweb.org/orgamies/csvrm/photos.htm


Home ] Texte publié en 2000 suite aux attaques répétées des Flams contre le MND ] Non à la capitulation ] - Gourmo à Flamnet ] - À travers le net ] [ - So neddo sellaani yo safro ] - Sur la politique de dialogue ] - Le betisier politique ] Réponse à Bara Bâ des Flam ]

See who's visiting this page.

View Page Stats

 

Pour toute question ou remarque concernant l'Ufp ou ce site Web,
écrire à admin@ufpweb.org
Copyright © 2005