Page précédente I Accueil

 


Date:   Tue, 1 Apr 2003 23:19:59 +0200

De:   "Abderrahmane Ngaide" <thide62@yahoo.fr>

Objet:  Parcaca Politique A:MAURITANIE-NET@HOME.EASE.LSOFT.COM        

Parçaça politique annonciateur du pussu dingiral ?

Abderrahmane N’GAIDE (Bassel)

" ... toute ressource humaine est un potentiel de qualité pourvu qu’elle soit valorisée " E. KASSE (Les misères de la presse, Dakar, 2002, p. 60)

Le silence ne peut durer. Depuis quelques semaines, mon choix était fait. Me taire, momentanément, pour m’occuper d’autres choses qui serviront, certainement, nos causes. J’étais préoccupé par la production, au nom du continent, d’une réflexion sur l’opposition africaine et son apport dans le renforcement de la démocratie. Et de toute évidence, la réflexion porte sur l’opposition mauritanienne. Par pure provocation, j’ai opté pour une étude descriptive car l’ambiance du moment m’en dictait l’opportunité ; et cette atmosphère délétère qui s’est emparée de l’opposition mauritanienne incarne, à mon sens, le manque de maturité politique et l’amateurisme sentimentaliste qui l’ont toujours caractérisé. J’insiste sur ce fait. Il y a un vrai amateurisme qui agite (agiter) quelques membres de cette opposition au détriment de ceux qui sont tranquilles, contrôlent leurs états d’âme et vaquent aux urgences. Depuis plus d’une année que je participe aux débats sur le net, j’ai eu la constance d’insister sur un aspect important de notre éthique, de notre capacité d’envisager l’avenir comme le lieu de la contradiction féconde et non celui du lamba (ou du coodmaami cootumaami que je ne me hasarde point à traduire en français). Le rythme du tam-tam, des sifflets et des cris ne peuvent garantir le succès du plus fort. D’ailleurs la force ne compte pas à 100 % dans la lutte. Les américains en Irak ne vont pas le démentir. Et ce qui prime le plus c’est bien la technique et la tactique. Or, nous assistons depuis plusieurs semaines à une forme de déballage qui n’honore personne, à des insultes qui ne ragaillardisse personne, à des " simulations " de vérités qui dénotent des envies mal placées, des haines inexplicables sauf par les limites qui peuplent notre désespoir. Il y a comme une atmosphère de désespoir. Les messages, leurs contenus et la violence inutile qui les caractérisent dénotent cette atmosphère de fatalité.

Quand un peuple désespère, quand il sent que le retour s’éloigne ; et que la lutte est surtout rude et longue, quand il soupçonne que quelques uns ont abdiqué sans le dire, il s’interroge et voit partout des ennemis à abattre, des hommes à insulter, à souiller sur l’autel du pencu dans le sens péjoratif qui couve sous ce terme. Alors que le pencu (espace public) est le lieu de l’expression, le lieu qui gouverne notre formation et notre appartenance à un monde réfléchi et de réflexion. Le sens de lieu de déballage qu’on peut donner au pencu est, pour moi, assez restrictif : yuppude e pencu pour le plaisir d’un manque de discernement et de morale. Il dénature toute possibilité d’objectiver le discours des autres avec sérénité et recul. Mais le calcul individuel imprime sa marque et la possibilité de convergence s’en démarque. Hoynudu devient le seul élément du possible et du devenir alors que toute la communauté a subi, dans sa chair la plus profonde, le koyeera. Kersa, gacce et suturo perdent leur sens, dans ces cas, et cèdent la place à mawo yi (il va voir). Avec le ton haineux (de la vengeance et laquelle ?) que tout cela peut avoir et la volonté de destruction de l’acquis commun : les hommes. Cette " focalisation maladive " sur la vie des autres attriste par son versant purement sensationnel et la pauvreté qui tisse cette façon de les caricaturer " se transforme en un refus coupable de l’avenir ", pour reprendre les termes d’E. Kasse.

A défaut du débat d’idées, d’un échange fécond et conséquent on tombe dans la médisance. Tout le monde y perd quelque chose. De l’insulté à l’insulteur, tous payent les dividendes d’une myopie politique devenue atavique. Et pourtant Flamnet aurait pu être le symbole de l’excellence et non un espace de défoulement ; par respect. La diaspora mauritanienne regorge d’intelligences qui peuvent nous gratifier de leurs analyses avec beaucoup de générosité et d’attention. Ceux qu’on appelle les aînés ont l’obligation de tracer des sillons féconds pour les cadets, les habituer à l’intelligence et à la discussion dépassionnée. Mais à quoi assistons-nous ?

Une société a besoin de ruptures créatrices sinon elle court le risque de sombrer dans la médiocrité et donc dans la dégénérescence morale et éthique, productrice de violence. L’économie de l’insulte se ridiculise devant l’ouverture du marché de l’intelligence. Haqqilaaji so njeeyaama lambat ; cette maxime traîne avec elle l’interdit de penser et l’exaltation de la ruse. La ruse ne peut être le fondement de l’intelligence. Non. Et pour justifier la tournure du débat, on se réfugie derrière le haalde ‘’goonga’’. La saleté qui enveloppe haalde goonga s’institue dans l’exagération de la vérité, sa déformation et la monstruosité qu’on souhaite lui faire signifier. Car la monstruosité ne peut être validée qu’avec quelques repères de vérités institués comme indépassables. Donc haalde goonga devient, dans notre langage quotidien, une forme d’insulte ; et la plus abjecte. Et puis je vais aller plus loin, car goonga, sur le net n’épouse pas son sens réel ; l’essentiel étant ici de haalde. Chacun prend son droit au kongol : c’est la démocratie dit-on, ou sa " débridité " (néologisme tiré du verbe débrider) : ittude labangal, tayde boggol. Dès lors haalde n’a plus de sens, mais hawsude (ou hande, braire) devient l’élément fondamental de notre devenir. C’est le fudo verbal. Et qui dit fudo, dit meute et désorganisation. Et d’autres l’appellent la rencontre de chiens. Seuls les chiens connaissent le fudo.

Finalement on s’enlise dans les kabaruuji. Habrude (dans le sens de la rumeur : a nanii ko kewi, kaari wi) devient un élément " d’invalidation " ou de validation d’une lutte qui s’allonge; et elle se personnifie au point d’épouser les formes d’une délation. Helde neddo nous approprie notre sens au point de heptinde devient l’espace de la méconnaissance et de la méconsidération. Dès lors hol kabeteedo, hol kabaado et hol kabtotoodo ? Personne (haygooto) ! ! ! ! ! ! Les défenseurs, les ennemis supposés, les crieurs publics, les parvenus et tous ceux qui fabulent pensent être au sommet d’une lointaine gloire. Le gnaw ! ! ! dans son sens d’interjection et de maladie (de vilain en wolof, gnaaw) s’empare de nous au point que notre image perd tout ce qui fait son charme : la sérénité.

Il est donc nécessaire que le neddagal revienne dans les rangs de ceux qui pensent faire du bien pour la société (pas la communauté). Le ndimaagu s’est laissé allé sur l’autel du gningde. Les rimbe sont les vertueux et non les nobles ; ceux qui ne désarment point les autres avant de savoir quel type d’individus ils incarnent et quel type de luttes ils proposent. Quand je lis tout ce qui se dit sur nos personnes, entre nous et contre nous ; j’en conclue que le débat démocratique ne peut être le lieu de convergence possible. On tombe dans l’espace du duko (pas dans le sens de polémique constructive, mais vocifération -gulaali e luukaali- qui suit le retroussement des manches). Et donc les gens lokondira (dubondira pedeeli) avec tout ce que cela sous-entend. Ngartiree hakilaaji mon. (Revenez à l’esprit, traduction libre).

S’impose à nous, de manière univoque, le ralliement sentimental, émotionnel et communautariste. Pourquoi ? Mais les icônes vont disparaître et rapidement. Elles laisseront sur place ceux qui pensent que l’heure a sonné de ne plus avoir de gourous, mais seulement des références dans l’acception profonde du terme. Ko wona allah fof ko meere disent les haalpulaar ; c’est une maxime qui m’intrigue et qui m’interroge en même temps. Il y a dedans l’idée de faalkisaare, mais aussi de rejet de toute déification de l’être humain. Et donc ko wona allah fof ko meere, si on peut l’utiliser à bon escient. La mesure et la retenue s’imposent comme vertus. Arrêtons ce parçaça politique (politicien) qui annonce le pundi dingiral.

PS : Je demande excuse auprès de ceux d’entre nous qui ne sont pas poularophones. Je suis dans l’obligation d’utiliser ces maximes et bouts de phrases sans les traduire. J’ai choisi de le faire, en toute liberté, pour ne pas trahir l’idée qu’ils véhiculent.

 


segoubali diop <segoubalidiop@HOTMAIL. COM>;

wrote:  Murtudo ou Burtudo revenez sur terre.

Vous n´êtes pas un Dieu, vous n´êtes pas un fils de Dieu (Moise), vous n´êtes pas un prophète encore moins un saint ou un sage homme. Vous êtes trop farfelu et fanfaron pour se prendre au sérieux. Pourquoi voulez-vous que tout le monde vous applaudisse, vous encense, vous "griotise"?Avez-vous un problème de reconnaissance pour nous tympaniser par ta auto-biographie délétére et nébuleuse. Murtudo on ne te demande rien d´autre que d´être un homme naturel, modeste, plein d´humilité et du respect pour les autres. Vous-êtes une simple créature divine, vous-êtes un simple fils de pêcheur, vous-êtes un simple fils de Mbagne, vous-êtes un simple Mamadou Samba Diop, un petit fils de Hamadi kundo et rien d´autre.  Ce qu´on vous reproche c´est votre versatilité et votre frivolité. Ce qu´on vous reproche c´est votre égo trop poussé qui frise la megolomanie. Ce qu´on vous reproche c´est votre démagogie et votre hypocrisie et rien d´autre.  Je suis un cuballo comme toi je crois le seul langage qui te sied c´est celui des grossièretés et de la vérité. Tu ne sais écrire ou parler sans revenir sur des insanités et ton "moi"démodé. Je suis prêt à te suivre et à te répondre oeil pour oeil dent pour dent. Viens! Personne n´a parlé du manifeste de Karl Marx et d´Engels, personne n´a parlé du manifeste des 19, c´est toi même qui a accouché ici un gros mensonge en parlant d´un manifeste imaginaire de Sall Ibrahima de 1986. En 1986 il n y a eu qu´un seul manifeste, celui des FLAM:LE MANIFESTE DU NEGRO-MAURITANIEN OPPRIME. Si vous n´avez pas le courage de vos pensées et de vos idées alors taisez-vous et reintégrez les rangs. on ne vous demande pas plus.  Oui la politique ne se résume pas à un manifeste les flamistes ont fait plus qu´un manifeste lorsque tu étais dans ta grotte et ils continuent à lutter et à combattre. Ils l´ont fait lorsque tu t´occupais du folklore et gérer ton petit moi. Ta présence ici en France ne pourra nous divertir ou nous impressionner. Tu as vu hier lors de la journée des FLAM la force et la crédibilité des FLAM. Tes rapports avec les FLAM sont teintés d´hypocrisie et de malhonnêteté, tu n´es qu´un dommbourou , ngata woutta et tu ne peux plus tromper personne.  Tu me pardonne, tu dis , tu n´es pas Dieu comment peux-tu me pardonner. Tu te prends pour qui? Réveille-toi Murtudo il est l´an 2003 on est plus vers les années 1970. Les temps ont changé, on est plus au temps de mystification et de bondieuseries.  Tu affirme que tu ne veux pas regler tes contradictions sur le net et en même tu jetes tes insultes sur Bilbassi, tu es vraiment un homme de contradiction! Ensuite ta mauvaise foi, tu t´attaques ehontement à Bilbassi sans sourciller alors qu´il ne t´a jamais attaqué sur ce site, tu as besoin d´un medecin ou d´un psychologue il faut te soigner Murtudo, tu es malade.  Aujourd´hui tu veux ramener le combat de l´opposition exterieure autour de ta seule et petite personne alors que les combattants de la liberté le faisaient depuis des années avant ta présence ici en France. Si tu n´as de programme que des virtuels cadres cherches des militants virtuels et non des organisations serieuses comme les FLAM qui ne badinent pas avec des principes.  Vous dites que Taya panique à cause de la remise de passport diplomatique à Bruxelles(parceque tu étais)Taya panique parcequ´il y a eu un sit-in devant son hotel(parceque tu étais)Vous-êtes vraiment de mémoire courte. Taya panique depuis la redaction du manifeste du négro-mauritanien, Taya panique depuis la forte mobilisation des FLAM partout dans le monde, pas seulement à Paris mais partout en Afrique, en Europe du nord, en Europe de l´ouest et en Amerique. Taya panique depuis qu´il a en face des opposants irréductibles et serieux en face.  Vous accusez avec une grande malhonneteté à notre camarade Elimane de médiatiser sur le net la division de CR. Vous-êtes malhonnête Murtudo. Qui a envoyé les communiqués de CR sur FLAMNET?qui a envoyé à FLAMNET l´article de Yessa?Est-ce qu´Elimane?Il faut je crois se demander maintenant et sérieusement pour qui roule Murtudo, d´autant que depuis sa présence à Paris il divise l´opposition pour se présenter comme un homme de consensus. Pour qui roule Murtudo?pour sa personne, pour Taya?pour Ahmed Daddah?pour Seydou Kane?pour qui?en tout cas pas pour les FLAM ou pour notre cause. Tu ne peux plus berner personne Murtudo et redescends sur terre.   La lutte continue.

Segoubali Diop yari maayo mo yaraani deebeele.

 


Date:   Wed, 2 Apr 2003 17:53:43 +0200

De: "elimane bilbassi" <elimane83@HOTMAIL.COM

Objet: [flamnet] Notre lutte:Tu seras un homme mon fils

A: MAURITANIE-NET@HOME.EASE.LSOFT.COM

Je tiens à remercier tous ces camarades et amis qui m´ont écrit et téléphoné pour m´apporter leur soutien face aux attaques injustes dont nous avons été victimes. Je tiens à répéter ce que j´ai dit à certains d´entre vous hier soir: Nous avons d´autres priorités pour le moment que de nous focaliser sur des "débats de marché".Nous venons de fêter nos 20 ans de lutte héroïque, acharnée contre le système et ses valets et nous avons d´autres échéances plus urgentes qui nous attendent allons y et ne perdons pas du temps sur des futilités! Le Régime panique déjà, les échos nous parviennent partout mais la débandade sera plus grande demain à l´assaut final contre le systéme d´oppression raciale et nationale.  Notre lutte pour la justice,la liberté et l´égalité doit-être au dessus de notre petit "MOI",notre "EGO" mettons en avant l´intérêt de notre organisation,notre communauté et de notre peuple.  Les flamistes ont montré toujours leur capacité de résistance face aux épreuves,ni Walata,ni Inal,ni Djreïda, encore moins l´exil,les campagnes de nuisance, de diabolisation, d´achats de conscience,de corruption intellectuelle,de détournement politique n´ont eu droit sur nos convictions les plus profondes ce ne sont pas les insultes qui nous feront baisser la garde. Notre incontesté president l´a rappelé tout recemment dans son appel sur FLAMNET ,nous devons nous situer seulement sur le terrain des idées "Battons nous pied- à- pied , rendons coup pour coup s’il le faut, mais par la force de l’argumentation, et rien que par elle; nous en avons la capacité.Aux insultes grossiéres, opposons le suprême mépris". Et la lutte continue jusqu´ à la victoire sur la bête méchante! car Dieu est avec les justes.

A vous amis et camarades militants je dédie ce poême de R.KIPPLING :

 

TU SERAS UN HOMME MON FILS

 

Si tu peux voir,détruit l´ouvrage de ta vie

et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,    

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans soupir;

Si tu peux être amant sans être fou d´amour

Si tu peux être fort sans cesser d´être tendre

Et te sentant hai sans haïr à ton tour

Pourtant lutter et te défendre;

Si tu peux supporter d´entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots

Ou d´entendre mentir sur toi leur bouche folle

Sans mentir toi même d´un mot;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage

Si tu peux être brave mais jamais imprudent

Si tu peux être bon,si tu sais être sage

Sans être moral ni pédent;

Si tu sais méditer,observer et connaître

sans jamais devenir sceptique ou destructeur

Rêver,sans laisser le rêve être ton maître

Penser sans n´être qu´un penseur;

Si tu peux être digne en restant populaire

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois

Si tu peux aimer tous tes amis en fréres

Sans qu´aucun d´eux soit tout pour toi;

Si tu peux rencontrer triomphe aprés défaite

Et recevoir ces deux menteurs d´un même front

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront;

Alors les rois,la chance,les Dieux et la victoire

Seront à tout jamais tes esclaves soumis

Et ce qui vaut bien mieux que les rois et la gloire

Tu seras un homme mon fils.

La lutte continue!

 


 

Objet:  Re: [flamnet] Drôles d’opposants : narcissisme, encore du narcissisme, toujours

A : MAURITANIE-NET@HOME.EASE.LSOFT.COM        

From :DiagodineRebeuss<diagodine@yahoo.fr

To :flamnet@yahoogroupes.fr

Subject :[flamnet] Drôles d’opposants : narcissisme, encore du  narcissisme, toujours du narcissisme

Je viens de lire, ahuri, la réaction de Murtodo à  la critique acerbe, il faut bien le dire, que lui a faite Ibrahima Abou Sall, sous le titre : « La mémoire sélective de Murtodo »

«Document n° 1 et 2, Ibrahima Sall, Le sale, Génie de la Saleté de Rebeusse et de Mbeubeusse » : c’est le titre de la réponse de Murtodo  Diop.

 

Cette réponse de Murtodo n’est pas un document satirique, ce n’est pas un pamphlet ; ce n’est pas une critique objective, entreprise à partir d’élément factuels clairement exposés, froidement analysés ; en ce sens, il n’a aucune valeur ni intellectuelle ni politique. La réponse de Murtodo est exposée dans huit pages. De l’introduction à la conclusion ( ?), Murtodo présente un chapelet d’insultes, une succession de mots et de « Moi », un alignement de propos orduriers et vaniteux, entrecoupés par des louanges aussi ridicules que déplacés à l’égard de « son » Saïdou Kane (excusez du peu). Quelques extraits : - Sur le registre du narcissisme et de la vanité. « En épiloguant sur ma lettre sulfureuse adressée à … lettre qui ne mérite que félicitations de la part d’un vrai opposant… » Notez bien : il reproche à Ibrahima Sall de ne savoir que trancher, alors que lui-même tranche. Pire, il se fait juge et partie. « J’ai croisé le fer contre le Général De Gaule » : il ne dit pas où et quand. (Réveillez-vous, Sekou Touré, Mitterrand. ) « J’ai écrit des dizaines de livres qui seront bientôt édités » « Mes conférences enregistrées » « Mes poèmes », « Mes », « Moi », « je », « mon bilan » etc. « Il ne sera jamais capable de vicier mon texte, ni d’en rédiger un de semblable… » -Sur le registre ordurier « (Ibrahima A. Sall) s’est emmitouflé dans un torodisme obsolescent, d’ailleurs… il est tiedo – Chambellan -… ce bougre d’andouille à la mentalité vétilleuse et … » Problème ? Murtodo a affirmé que Haïdalla a un bilan positif. Ibrahima Sall a pensé le contraire et a interpellé Murtodo sur des questions précises qu’il estime relever du passif de Haïdalla : réforme foncière, instauration de la loi islamique, répression contre le M.E.N. etc. Répondez à cette interpellation, démontrez le contraire ; voilà une belle occasion d’engager un débat de fond sur des aspects essentiels de la situation du pays, sur la responsabilité des hommes qui ont gouverné la Mauritanie. Vous invitez à un débat fécond au moment même où vous glissez sur un terrain stérile, celui des injures et autres platitudes. Vous laissez de côté l’essentiel, les critiques qui vous sont adressées, pour vous accrocher au simplisme. Voilà des opposants bien drôles. Etre applaudi, courtisé, encensé, mythifié, voilà ce qu’ils adorent. Critiquez-les, les voilà qui se cabrent, se croient offensés, vilipendés, rabaissés, dégradés. Messieurs, la lutte est d’abord interne. Elle est celle que nous devons mener en permanence contre nous-mêmes, contre nos tares, nos insuffisances, nos défauts, nos fautes et erreurs. Ne pas mener cette lutte en même temps que nous menons celle contre Mawouya, c’est de la mystification. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons engager le combat pour démystifier et démythifier. Murtodo Diop, vous avez été excellent en versification mais vous êtes une nullité en argumentation. Vous avez été un grand poète en pulaar et un militant infatigable de la promotion du pulaar, mais vous êtes un piètre politicien. Tous vos faits et gestes depuis que vous êtes arrivé en France le montrent. Vous dites être vieux et handicapé par votre surdité ; reposez-vous dignement, sans vous ridiculiser. Démarquez-vous, surtout, du cadavre politique qui s’agite à vos côtés et qui vous instrumentalise. PS. Au risque de déclencher votre courroux, je me suis permis de relever dans votre réponse à Ibrahima Sall quelques mensonges, dont celui-ci : il est notoire que le « Manifeste » n’est pas que l’œuvre de Ibrahima SaLL . En fût-il l’unique auteur que son mérite n’en serait que plus grand.

Le 24 mars 2003- Diagodine à Rebeusse, à côté de Dakar  


I Accueil