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1991, création du front
Démocratique Uni pour le Changement (FDUC) où le courant du MND était
représenté avec El Hor, l’AMN et des personnalités indépendantes.
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Octobre 1991, création de
l’Union des Forces Démocratiques (UFD) qui regroupe plusieurs sensibilités
avec Mohameden O. Babbah comme coordinateur et Messaoud O. Boulkheir comme
secrétaire général.
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Janvier 1992, l’Union des
Forces démocratiques participe aux élections présidentielles en soutenant le
candidat indépendant Ahmed O. Daddah.
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Juin 1992, cooptation de
Ahmed O. Daddah à l’UFD où sa désignation comme coordinateur du parti
provoque le départ de Mohameden O. Babbah et de toute la tendance centriste
de feu Mouknass qui créent l’UDP. L’UFD devient UFD/Ere nouvelle.
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1994, des divergences
quasi permanentes au sein de l’UFD conduisent à la décision de
restructuration du parti notamment par l’abandon du fonctionnement par
consensus au profit de la règle de la majorité pour la prise de décisions.
En désaccord, les tendances El Hor et le REJ quittent le parti et créent
Action pour le Changement (AC).
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Juin 1996, 1er
congrès de l’UFD marqué par l’affrontement entre la tendance de Ahmed O.
Daddah et la tendance du MND sur fond de divergence sur la stratégie du
parti. Cette crise se prolonge et s’achève avec la décision de Ahmed O.
Daddah de coopter le groupe nassériste dissident du PRDS (parti au pouvoir),
ce qui provoque la scission entre les deux tendances en mars 1998.
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Août 1998, congrès
extraordinaire de l’UFD/ EN convoqué à la demande des 2/3 des sections du
parti qui élisent une nouvelle direction et portent Mohamed O. Maouloud à la
présidence. Refus de la tendance de Ahmed d’accepter cette décision d’où
l’existence de deux entités dénommées par la presse nationale UFD / A
(groupe A. Daddah) et UFD / B (actuel UFP). Cette dernière inaugure
immédiatement sa politique de dialogue pour un compromis national menant à
une réelle transition démocratique. Dès octobre l’UFD/B entame des
discussions avec le pouvoir pour l’amélioration du système électoral à
l’occasion des élections municipales de 1999. Le pouvoir accepte de ramener
à la baisse la caution exigée pour le dépôt des listes candidates.
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Janvier 1999,
participation de l’UFD/B pour la première fois aux élections municipales
boycottées par tous les autres partis d’opposition regroupés au sein du
Front des Partis d’Opposition (FPO). Le parti gagne une mairie (Moyt), et
plusieurs de ses membres sont élus comme conseillers municipaux dans
l’ensemble du territoire national. Cependant, la fraude organisée par le
parti au pouvoir atteint un niveau sans précédent. Ce scandale électoral,
dans le contexte de dialogue national prôné par l’UFD/B, pousse le pouvoir à
reconnaître la fraude et à annuler les élections à Nouakchott. Les élections
sont reprises une semaine plus tard. L’occasion s’offre ainsi de nouer le
dialogue directement avec le président Ould Taya. La première rencontre a eu
lieu le 16 février 1999, le président déclare alors la fin de toute fraude
et met en chantier le projet de la carte d’identité numérique.
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Mai 1999, l’UFD/B publie
un mémorandum critiquant la nouvelle réforme de l’enseignement.
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Septembre 1999, une
délégation de l’UFD/B transmet au président Ould Taya une plate forme pour
un compromis national.
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Décembre 1999, le parti
rejette lors de la rencontre avec le président Ould Taya son intention de
quitter la CEDEAO. Il publie une déclaration le mois suivant en réaction à
la décision officielle de se retirer de l’organisation sous régionale.
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2000, série de rencontres
avec le président Taya portant sur des propositions du parti relatives au
règlement du passif humanitaire dans tous ses aspects, à l’amélioration du
financement des partis, à l’élargissement du dialogue national. En décembre,
le président du parti adresse une lettre au premier ministre récapitulant
toutes les propositions d’amélioration du processus démocratique. Certaines
seront prises en compte dans les nouvelles lois électorales adoptées par le
parlement en janvier : introduction de la proportionnelle, amélioration du
financement des partis.
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Juin 2000, le président
Ould Taya procède à l’expulsion massive des sénégalais en réaction au projet
de détournement d’une partie des eaux du fleuve par le Sénégal. Les deux
pays sont au bord de la guerre. Le parti n’hésite pas à briser l’unanimisme
de la classe politique pour se démarquer publiquement (y compris par radio
RFI) de cet aventurisme en appelant à une solution négociée où le Sénégal
devra renoncer à un projet illégal au regard des conventions de l’OMVS. Le
processus de dialogue avec le pouvoir faillit en être compromis
définitivement.
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Juin 2000, profitant de la
détérioration des rapports du parti avec le président Ould Taya suite à la
crise avec le Sénégal, un certain secteur du pouvoir organise une opération
d’expropriation des terres de paysans Oulad Siyyed dans l’arrondissement de
Dar el Barka au profit d’un administrateur. La résistance des paysans est
l’occasion d’une repression féroce (avec usage de tirs à balles réelles). Le
parti engage une campagne de soutien aux paysans qui aboutit à la libération
des dizaines de détenus à Aleg et à l’arrêt du processus d’expropriation.
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Novembre 2000, le pouvoir
établit des relations diplomatiques normales avec Israël. L’UFP dénonce
cette décision avec force, considérant qu’une telle normalisation ne devait
intervenir qu’après qu’Israël ait mis fin à sa politique de colonisation et
d’annexion et ait rétabli le peuple palestinien dans ses droits fondamentaux
(droit à son Etat avec comme capitale Jérusalem et droit au retour des
réfugiés).
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Novembre 2000, l’UFD/A est
dissoute. Par solidarité, le parti abandonne la dénomination de UFD/B et
adopte celle de l’Union des Forces de Progrès (UFP).
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Juillet 2001, discussion
en tête à tête entre le président de l’UFP et le président Ould Taya sur la
plate forme de transparence électorale du parti. Nos revendications
essentielles sont acceptées sauf deux : la création d’une CENI et le
bulletin unique de vote. Grâce à ces améliorations, résultant du dialogue le
plus important avec le pouvoir, pour la première fois dans l’histoire du
pays, des élections relativement transparentes seront organisées en octobre
2001.
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Octobre 2001,
participation aux élections législatives et municipales : l’UFP gagne cinq
mairies (Boghé, Barkéol, Tikobra, Moyt, Ould Birom) et trois députés (deux à
Boghé et un à Nouakchott) rejoints plus tard par un quatrième député
démissionnaire de AC en 2003. A l’initiative du parti, l’opposition s’unit
pour le deuxième tour à Nouakchott (qui ne concernait que AC et le RFD) et
crée plus tard un groupe parlementaire.
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Octobre 2002, l’initiative
de l’UFP d’organiser un forum des partis et de la société civile pour une
démocratie apaisée est mise en échec par certains partenaires de
l’opposition en dépit de l’accord de principe de la plupart des acteurs.
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2003, l’UFP soutient
activement le principe d’une candidature commune à toute l’opposition
démocratique et progressiste. Le soutien est donné à un indépendant, Mohamed
Khouna O. Haidallah dans le cadre de la Coalition pour une Alternance
Pacifique (CAP) créée à l’initiative du parti.
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Avril 2004, l’UFP inaugure
les marches de protestations contre la politique israélienne d’assassinats
dont une des victimes a été le Cheikh Yacine
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Octobre 2004, à
l’initiative de l’UFP, tous les partis d’opposition s’engagent dans la
recherche du dialogue avec le pouvoir. Une plate forme de dialogue est
adoptée. Cette démarche et une rencontre entre la président O. Taya et l’UFP
en novembre favorisent le dénouement apaisant lors du procès de Ouad Naga.
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Mars 2005, le deuxième
congrès de l’UFP parachève l’implantation du parti dans l’ensemble du pays.
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Le 3 Août 2005 à 14H,
l’UFP condamne le principe du coup d’état et appelle à l’institution d’un
gouvernement d’union nationale et la mise en place d’un programme consensuel
de transition. Le parti initie avec HAMD le même jour une concertation de
tous les partis d’opposition mais les principaux partis font défection.
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2006, adoption d’une
résolution par le bureau national de l’UFP affirmant entre autres la
candidature du parti à l’ensemble des élections, en particulier la
présidentielle.