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Crise avec les nassériens : note d'info
SUR LES CRISES DE L'UFD/EN
La nature véritable des assises du parti de Ahmed Ould Daddah (25/10/99)
.... Lors du premier Congrès de l'UFD/EN, tenu en juin 1996, seuls deux courants subsistaient en son sein, le MND et les Indépendants. Sur la base des documents du Congrès, et tirant les leçons de l'expérience acquise, les deux tendances sont parvenues à jeter les fondements de leur cohabitation à l'intérieur du même parti. C'est là l'aboutissement d'un long processus par lequel le MND s'est battu pour faire de M. Ahmed Ould Daddah le candidat de l'UFD à la présidentielle de 1992, pour l' amener ensuite, à intégrer le Parti avec son groupe, en lui confiant la direction de l'UFD/EN. Malgré les multiples difficultés liées à leurs différences, ils ont réussi à mener ensemble les activités jusqu'au moment où, en septembre 1997, un groupe d'éléments nationalistes arabes ayant quitté le parti au pouvoir (Parti Républicain Démocratique et Social - PRDS), le Groupe des Indépendants décida de les intégrer autoritairement au Parti, les cooptant ensuite dans les instances régulièrement élues par le Congrès, en violation flagrante des statuts. De tels agissements, remettaient en cause la ligne du Parti sur la question nationale, dans la mesure où ces nationalistes arabes ont inspiré la politique chauvine et répressive du pouvoir à l'égard des communautés négro-africaines, lors des tragiques événements de 1989-1991. En agissant ainsi, le Groupe des Indépendants mettait en péril l'unité du Parti.....
... L'entêtement du Groupe des Indépendants est également lié à notre divergence politique fondamentale quant à la stratégie de l'opposition. Pour eux, leur aspiration à parvenir au pouvoir justifie toutes les alliances (même avec les fauteurs des événements raciaux) et tous les comportements, fût-elle la confrontation porteuse de guerre civile. Quant à nous, nous estimons, étant donné donné l'entêtement de certains cercles dirigeants du pouvoir et l'empressement dune partie de l'opposition à s'emparer du pouvoir par tous les moyens, que la Mauritanie court de graves risques qui pourraient la plonger dans des situations comparables à celles du Libéria, de la Sierra Leone et de l'Afrique centrale. Face aux dangers liés à un contexte sous-régional incertain et à la grave crise économique et sociale que traverse notre pays, le pouvoir s'est révélé incapable d'apporter à lui seul des solutions viables aux problèmes du pays, tandis que l'opposition est, pour le moment, préparée à assurer, elle seule, l'alternance. Dans cette situation, la démocratisation doit être nécessairement liée à l'exigence de préservation de la paix civile. C'est pour tout cela que nous préconisons la politique du dialogue entre l'ensemble des acteurs de la scène politique nationale, visant à parvenir à un compromis national, pour surmonter la crise par les moyens pacifiques et assumer ensemble la prise en main des enjeux majeurs auxquels le pays fait face. Cette divergence politique entre parties prenantes de l'opposition, le Groupe des Indépendants l'a transformée en divergence entre ennemis et nous considère comme la cible principale à abattre....
La crise actuelle au sein de l'UFD/EN : causes, significations et conséquences (2/5/98)
Divers documents sur la crise avec le groupe d'Ahmed O. Daddah (25/10/99)
Communiqué de presse sur la tenue du congrès (16/08/98)
Les 13, 14 et 15 Août 1998, s'est tenu à Nouakchott le premier Congrès extraordinaire de l'UFD/EN, à la demande écrite de plus des deux tiers des sections (36 sur 52), demande adressée au Bureau Exécutif qui a mis en oeuvre les dispositions nécessaires à sa tenue effective. Au cours du déroulement du Congrès, deux sections se sont ajoutées, portant le nombre à 38, soit près des trois quarts de l'ensemble... Lire le texte intégral
Communiqué de presse sur le BE (22/04/98)
... Ces fédérations et sections rejettent unanimement et sans ambages la décision d'intégration forcée du groupe des Nasséristes démissionnaires du PRDS. Consternées par les dernières résolutions "cyniques" du groupe de Ahmed Ould Daddah qui donnent l'impression amère d'une liquidation programmée, les fédérations et sections ci-dessus se désolidarisent de la démarche et des agissements d'Ahmed Ould Daddah et son clan qui ont occasionné la crise la plus grande que le parti ait connue et hypothéqué les espoirs que les militants et le peuple mauritanien fondaient en l'UFD/EN. ...Lire le texte intégral
Résolution du bureau fédéral Europe sur la crise de 1998 (05/04/98)
.... Considérant que cette décision, s'il elle n'était pas combattue aboutirait à transformer l'UFD/EN en refuge pour les chauvins et les racistes au nom d'une prétendue politique d'accumulation des forces pour soi-disant lutter contre le régime, le chauvinisme, le racisme, le tribalisme et toute forme de particularisme préjudiciable à l'unité de notre peuple multinational constituant les ennemis fondamentaux de notre parti ; Prenant acte de ce que, face à une telle trahison des intérêts du parti, sa ligne générale, ses textes fondamentaux, un groupe de camarades membres du Bureau Exécutif a décidé de prendre en mains la direction du parti en ne reconnaissant plus M. Ahmed O/ Daddah comme Secrétaire Général en titre ni les autres membres de son groupe putschiste dans leurs fonctions respectives ; Décide ... à compter de ce jour 5 Avril 1998, de ne plus reconnaître M. Ahmed O/ Daddah et son groupe comme responsables du Bureau Exécutif du Parti en les considérant comme simple groupe de dissidents tout en rejetant la prétendue décision d'adhésion des nasséristes comme nulle et non avenue... ...Lire le texte intégral
Questions à Ahmed ould Daddah (01/04/98)
... M. Ahmed Ould Daddah, vous avez bonne souvenance, lors du Congrès (de 1996), de la possibilité qui nous a été offerte d'assumer la direction de l'UFD/EN, sur des bases démocratiques. Parce que nous étions d'accord sur la ligne politique attachés au renforcement de notre unité, nous n'avons pas cherché à tirer avantage de la majorité que nous détenions. Il faut vraiment que certains de vos proches aient la mémoire courte pour nous accuser d'avoir toujours voulu contrôler le Parti : l'un d'entre eux -et non des moindre!- céda au désarroi à la suite du vote qui nous était avantageux, désemparé qu'il était à l'idée de nous voir en profiter... Qu'il s'en souvienne donc et revienne à plus de modération dans ses propos. C'est dire, en évoquant tous ces faits, l'ampleur des efforts et des sacrifices que nous avons dû consentir pour préserver notre partenariat. Rassurer-nous donc en en attestant. Si vous mesurez comme nous l'importance qu'il y a de préserver nos relations, nous vous prions de nous expliquer les raisons pour lesquelles vous les avez mises en péril, finissant par vous engager dans la rupture sans retour. Il est vrai comme vous l'avez dit au cours de votre conférence de presse que vous n'êtes pas un épicier mais, en tant qu'homme politique, nous ne vous ferons pas l'injure de croire vous agissez sans analyse et calculs politiques. Quels avantages et inconvénients avez-vous comparés pour choisir de rompre avec nous et vous allier avec les Nasséristes. ...Lire le texte intégral
Garder la raison et ménager l'avenir (29/03/98)
... Sous d'autres cieux dans la compétition pour le pouvoir, au nom de l'esprit républicain, il est intolérable d'accepter de bénéficier du soutien de M. Le Pen. Si l'on prétend partager le même Idéal avec les républicains de tous les pays, envisager d'accepter les compères mauritaniens de Le Pen dans un parti démocratique, partisan de l'unité plurielle des mauritaniens, de la reconnaissance de l'égalité en droits et devoirs de ses communautés constitutives, est simplement scandaleux : c'est une violation flagrante et sans appel de principes républicains, en particulier ceux fondés sur la reconnaissance du pluralisme et le respect des différences... Lire le texte intégral
Clarifications (14/03/98)
Lors de la dernière session du Bureau Exécutif de l'UFD/EN, 14 membres de cette instance se sont retirés, suite à l'évocation subreptice, dans le rapport du secrétaire général, de l'adhésion au parti du groupe dit des «cadres démissionnaires du PRDS». Ce retrait a été présenté, notamment par presse interposée, sous un angle non seulement fallacieux, mais aussi et surtout en des termes qui disent long sur ce qui est, au mieux, un dévoiement de la ligne du parti. Face à cet étalage d'amalgames, des clarifications s'imposent. Trois raisons fondamentales expliquent ce retrait : ...Lire le texte intégral
Intervention du secrétaire général à la réunion du BE de l'UFD/EN le 4 mars 1998
... L'Ufd/en, M. le Secrétaire général, camarades membres du bureau exécutif, a été créée dans des conditions particulièrement graves dans l'histoire de notre pays : les massacres des militaires et des civils perpétrés dans les années 89-90- 91 étaient encore présents dans toutes les mémoires ; la déportation de plus de 85 mille personnes, toutes mauritaniennes au Sénégal et au Mali était à sa troisième année ; les veuves et les orphelins demandaient encore les nouvelles de leurs parents disparus; les dirigeants du Fduc venaient de sortir de leur exil lointain ; les rescapés des camps de la mort ne finissaient pas de raconter leur tragédie ; le processus démocratique était à ses débuts et visait, pour le régime militaire, à maintenir au pouvoir des hommes qui n'avaient nullement l'intention de le quitter. Dans ces conditions, des patriotes mauritaniens soucieux de l'avenir du pays ont constitué l'Union des forces démocratiques ayant pour objectifs, entre autres : - de restaurer l'unité nationale en faisant d'abord la lumière sur les événements précités et cela sans aucun esprit de règlement de compte et ensuite en jetant les bases d'une société mauritanienne multi-ethnique et multiculturelle où toutes les composantes ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. - conduire le processus démocratique vers une alternance pacifique du pouvoir, une société multipartite où les libertés collectives et individuelles sont garanties. Un véritable Etat de droit. - sauver l'économie du pays par une politique de développement intégré garantissant en même temps la liberté d'entreprise et la protection des couches les plus défavorisées. L'adhésion de ce groupe au parti est incompatible avec les objectifs énoncés ci-dessus....Lire le texte intégral
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