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Sur le retrait de la Mauritanie de la cedeao

A l'occasion de la fête de l'indépendance

Mission au Sénégal

un jour sombre pour le peuple mauritanien

sinistres au sud

arrestation de Ahmed Ould Daddah

gare aux dérives fascistes des nassériens


Sur le retrait de la mauritanie de la cedeao

 

Le Premier ministre mauritanien vient de rendre public le retrait de la Mauritanie de la CEDEAO, retrait que le Président nous avait annoncé lors de l'audience accordée à notre parti le 25 décembre dernier. Les réserves que nous avons alors exprimées, les suggestions que nous avons faites, qui consistent à demeurer au sein de l'organisation sous-régionale, à déployer le maximum d'efforts pour gagner les membres à une démarche patiente et réaliste de l'unité sous-régionale, en se convainquant que c'est une exigence majeure de notre époque, n'ont, apparemment, pas été entendues. Il est de notre devoir de porter notre approche de la question à la connaissance du peuple mauritanien, de ses partenaires, comme nous l'avons promis dans notre communiqué du 26 décembre.
Voyons d'abord de plus près l'argumentaire qui fonde la décision de retrait : la précipitation des pays membres dans l'intégration par la création d'une monnaie unique en l'an 2004, la levée des barrières douanières (interprétée comme une suppression des frontières), l'unification des forces armées et leur disposition en des lieux stratégiques pour prévenir et résoudre, le cas échéant, les conflits. Il s'agit, effectivement, de décisions d'une grande importance dont les conséquences prévisibles donnent la mesure de la gravité. Sans aucun doute, les préparatifs nécessaires à ces décisions, la préparation des peuples et des pays à les assumer, de même que les discussions et échanges préalables entre les gouvernements, n'ont pas été sérieusement pris en considération et convenablement entrepris. Pourtant, même si les décisions étaient encore plus graves et porteuses de conséquences plus inquiétantes, rien ne justifie la précipitation avec laquelle le gouvernement mauritanien a décidé du retrait de notre pays de la CEDEAO. Plus de vingt ans que la CEDEAO existe et l'un de ses traits majeurs c'est la pléthore des décisions qu'elle prend, jamais suivies d'effets. Un seul exemple suffit à le montrer : malgré la libre circulation des personnes et des biens entre pays membres, non seulement la carte de séjour est instituée dans certains pays membres pour les ressortissants de pays partenaires, mais il arrive même qu'ils soient l'objet d'expulsion en violation flagrante des accords dûment signés.
Etant donné l'importance majeure de la question (comparable à l'établissement de relations diplomatiques avec Israël), engageant autant l'avenir de notre peuple et de notre pays, il est inadmissible que la décision soit prise sans que les citoyens n'y aient été associés, sans qu'ils n'aient eu la possibilité de faire entendre leurs voix et d'être partie prenante, voire déterminante de ladite décision. L'audience accordée à un nombre limité de partis politiques ne peut nullement, loin s'en faut, tenir lieu de consultation, d'autant plus qu'il s'est agi uniquement de les informer d'une décision déjà prise.
L'expérience des autres pays et des autres peuples montre que l'exigence démocratique, pour des questions aussi importantes, donne lieu à des débats larges et profonds, sur une longue période et souvent couronnés par un référendum pour les trancher (cf. les accords de Maëstricht en Europe). Le moment est plus que jamais venu, pour les autorités de notre pays, de renoncer, au nom de l'exigence démocratique, aux décisions non concertées qu'elles prennent, en faisant fi de l'avis des citoyens, pour des questions pourtant majeures dans les domaines économique, social, politique et culturel, comme, par exemple : l'orientation économique négociée avec les institutions de Bretton Woods, le choix du régime politique (la constitution de 1991), le passif humanitaire (régimes d'exception et événements de 1989-1991), la réforme de l'enseignement, l'établissement des relations diplomatiques avec Israël, le devenir de l'UMA en panne, pour ne citer que les plus importantes au regard des dernières années. C'est en procédant à de larges consultations, en s'enrichissant de points de vue divers et élaborés que le gouvernement d'un pays parvient à fonder et à nourrir sa politique des aspirations profondes de son peuple, le comportement contraire conduisant, inévitablement, à l'isolement et à l'échec des décisions prises.
L'époque de la mondialisation et de la globalisation des échanges que nous vivons, sur tous les continents et dans toutes les régions du monde, pose le regroupement régional comme une exigence historique pour les peuples et les pays, s'ils veulent échapper à la marginalisation, participer à l'édification d'un monde pluriel, compétir avec les meilleures chances de succès dans un contexte international difficile, et se doter des moyens nécessaires pour assumer leur autonomie collective. Comme en Europe avec l'Union européenne, en Amérique latine avec le Mercosur, en Amérique du Nord avec l'ALENA, en Asie avec l'ASEAN, il en est également ainsi de l'Afrique de l'Ouest avec la CEDEAO et du Maghreb avec l'UMA, quels que soient leurs insuffisances, leurs défauts, leurs décisions souvent non suivies d'effets, et les retards énormes de ces organisations par rapport aux exigences historiques qui se posent à elles. Une partie prenante de ces organisations, a pour devoir, non pas de claquer la porte lorsque des décisions graves sont prises, mais de se battre pour convaincre ses partenaires de la justesse de ses vues, de travailler à l'unité, même lorsqu'elle est mise en minorité, même lorsque les mesures ne lui semblent pas fondées et utiles ; parce que, en Afrique de l'Ouest et au Maghreb, il n'y a pas d'autre issue pour le salut de tous nos pays et de chacun d'entre eux pris séparément.
D'autres considérations sont évoquées ici et là pour expliquer la décision du gouvernement mauritanien. La première d'entre elles c'est l'exigence, de la part de certains partenaires, du choix entre la CEDEAO et l'UMA pour l'aide et la coopération multilatérale, comme cela s'est souvent posé à la Mauritanie au niveau du système des Nations unies. C'est là une question politique fondamentale traitée avec beaucoup de légèreté par certains dirigeants de notre pays et quelques uns de nos partenaires.
En effet.. notre pays n'a pas choisi sa position géographique qui, en même temps que son histoire multiséculaire, ses liens humains multiples, générant des échanges de tous ordres, font qu'il appartient, à la fois, à deux ensembles : le monde arabe et le monde négro-africain.
Peut-on exiger d'un métis de choisir une partie de son sang, alors que la vie conjugue dans un pays, au sein du même peuple, des apports divers, complémentaires et indissociables qu'il s'agit d'assumer pleinement, et dont il s'agit de tirer le meilleur parti ?
Parce que la Mauritanie est une partie indissociable, à la fois de l'Afrique de l'Ouest et du Maghreb, quelques amis évoquent les avantages doubles (en matière d'aide) que notre pays tire en appartenant à la fois à la CEDEAO et à l'UMA, au détriment d'autres membres qui adhèrent à l'un des deux regroupements. Dans la mesure où il est possible d'envisager un mode de répartition de l'aide qui en tienne pleinement compte, sans porter atteinte à la place naturelle que notre pays occupe dans ces deux ensembles, ni la remettre en cause, cet argument ne peut nullement fonder le retrait de l'un de ces deux ensembles sous-régionaux,
Si la coopération euro-méditerranéenne suscite de l'espoir au niveau de certains décideurs, elle n'est pas incompatible avec notre participation à la CEDEAO, d'autant plus que le volume, la diversité et l'intensité des échanges de la Mauritanie avec l'Afrique de l'Ouest demeurent encore plus importants pour notre existence que ceux qui nous lient aux autres parties du monde. Cette considération économique, souvent vitale pour les populations frontalières, les opérateurs et les émigrés mauritaniens en Afrique de l'Ouest, semble n'avoir pas été prise en compte par les responsables du retrait de la Mauritanie de la CEDEAO. Le fait pour la Mauritanie de constituer un passage à double entrée, du Maghreb vers l'Afrique de l'Ouest, du inonde négro-aricain en direction du monde arabe, est un atout inestimable qu'elle se doit de préserver et de faire jouer pleinement à l'époque de la mondialisation. Dans la perspective des progrès et de la modernisation de notre économie, étant donné le niveau de développement de nos partenaires au Sud et au Nord de notre pays, nos meilleures chances se situent en Afrique de l'Ouest.
Pour l'ensemble de ces raisons, l'UFD/EN affirme sa réprobation du retrait de la Mauritanie de la CEDEAO. Elle lance un appel pressant aux autorités mauritaniennes pour qu'elles reviennent sur la décision, pour qu'elles procèdent à de larges consultations, en vue de suggérer des contre-propositions constructives et plus réalistes à nos partenaires. Il y va du salut de notre pays et de la sauvegarde de ses intérêts supérieurs, inséparables de ceux de l'Afrique de l'Ouest et du Maghreb. La Mauritanie a toujours joué un rôle unificateur dans cette région du monde, porteuse du cordon ombilical, ses enfants l'alimentant par leur savoir (dans la propagation de l'Islam, notamment), par leur savoir-faire (leurs activités commerciales en particulier), tissant ainsi des liens multiples, féconds entre l'Afrique de l'Ouest et le Maghreb, C'est le devoir de génération des Mauritaniens du 21e siècle de continuer à assumer ce rôle découlant de notre double identité.
Nouakchott, le 27 décembre 1999.
La Présidence du Bureau Exécutif


A l'occasion de la fête de l'indépendance

La Mauritanie célèbre cette année le 39ème anniversaire de son accession à l'indépendance, qui précède de quelques semaines seulement son entrée dans le troisième millénaire au milieu d'un monde dont les promesses radieuses n'ont d'égal que les dangers qui les environnent. 
La situation nationale est aussi marquée par une double tendance. De nombreux facteurs rendent les perspectives incertaines; il en est ainsi de l'absence de l'Etat de droit, de la fracture sociale qui ne cesse de s'élargir et de la crise politique persistante. 
Heureusement, d'autres facteurs contrarient cette tendance, allant dans le sens de la sauvegarde de la stabilité, de la paix civile et de l'édification d'une démocratie apaisée. 
Notre parti, qui a toujours oeuvré pour le salut national et le progrès de notre chère patrie, s'est investi de toutes ses forces en faveur d'une telle évolution. Il vient, dans ce cadre, de proposer à tous les acteurs politiques et à toutes les forces patriotiques, un programme de compromis national axé sur la réduction de la fracture sociale, l'édification d'un Etat de droit et la solution à la crise du processus démocratique. 
Et aujourd'hui, tous les acteurs de la scène politique nationale affirment publiquement leur attachement à la recherche, par le dialogue, de solutions consensuelles et processuelles aux graves problèmes que connaît le pays. On observe avec espoir une certaine tendance à la détente dans le climat politique. 
Et dans ce sens, nous notons avec satisfaction, dans le discours du chef de l'Etat, président du parti au pouvoir devant les congressistes de ce parti, des éléments importants qui recoupent nos préoccupations ; il s'agit notamment des priorités qu'il fixe désormais au PRDS : la consolidation de l'unité nationale, l'édification d'un Etat de droit, l'instauration d'une démocratie transparente, un état civil assaini et la lutte contre la pauvreté. Enfin, nous soulignons particulièrement la disponibilité affirmée à poursuivre la concertation sans exclusive avec l'ensemble des acteurs de la scène politique nationale. 
Notre parti estime, comme l'a affirmé le président Mohamed o/ Maouloud dans les médias nationaux et internationaux, que ces orientations préconisées par le président Maaouiya Ould Sidi Ahmed Taya, orientations qui recoupent, pour l'essentiel, les propositions de notre plate forme, peuvent constituer les bases d'une concertation nationale plus large. 
Une telle orientation ne peut que favoriser la tendance d'une évolution bénéfique de notre pays. C'est pourquoi, nous saisissons cette occasion, en ces jours anniversaires et face aux défis actuels et à venir, pour renouveler notre appel à toutes les forces politiques, à tous les milieux et personnalités patriotiques à contribuer à une telle évolution, afin que les dialogue national s'engage dans une étape nouvelle qui concrétise les aspirations de notre peuple à des changements démocratiques, pacifiques et à des réformes économiques et sociales salutaires. 
Nouakchott, le 27 novembre 1999.
La Présidence du Bureaux Exécutif.
 


Mission au sénégal

Une délégation de l'UFD/EN composée des camarades Ba Boubakar Moussa, premier vice- président du parti, Khalilou Ould Dedde, deuxième vice-président, s'est rendue en mission au Sénégal du 31 octobre au 11 novembre 1999. Cette mission avait pour objectif d'expliquer aux partis politiques sénégalais la politique de compromis national de notre parti et son initiative pour la tenue d'un colloque sous-régional sur la paix civile et la stabilité dans la sous-région. 
Elle devait s'informer de la situation au Sénégal à la veille des élections présidentielles et s'enquérir des conditions de nos compatriotes résidents au Sénégal ainsi que de la vie de la section du parti à Dakar. 
La délégation, accompagnée du camarade Amadou Malal, cadre de la section, a eu des entretiens avec les premiers dirigeants des partis politiques sénégalais suivants: 
Messieurs Landing Savane et Mamadou Diop Decroix (AJ/PADS); Abdoulaye Bathily, M'Baye Diack et Yéro Dé( LD/MPT); Amath Dansokho(PIT); Djibo Leyti Kâ (URD), Maître Abdoulaye Wade et ensuite Idrissa Seck( PDS). 
Tous ces partis ont accueilli favorablement notre politique et ont amplement informé la délégation sur la situation au Sénégal. Il a aussi été conclu sur la nécessité de poursuivre ces contacts et de prendre, ensemble, des initiatives pour la sauvegarde de la stabilité et de la paix civile dans la sous-région. 
Enfin, les deux vice-présidents ont eu plusieurs séances de travail avec les cadres de la section. Ils se sont, en outre, enquis de la situation de la communauté mauritanienne au Sénégal tant auprès de la section du parti que des autorités de notre ambassade. 
Nouakchott, le 14 novembre 1999
La présidence du Bureau Exécutif


un jour sombre pour le peuple mauritanien

Jeudi, 28 octobre 1999, a eu lieu à Washington, la cérémonie officielle par laquelle les gouvernements mauritanien et israélien ont décidé d'élever leurs relations diplomatiques au niveau de l'échange d'ambassadeurs. Après l'Egypte et la Jordanie, la Mauritanie est le troisième pays membre de la Ligue des Etats Arabes à avoir hissé ses rapports avec Israël à un niveau aussi élevé. C'est un jour sombre pour la Mauritanie, pour les peuples arabes et pour l'ensemble des peuples et des pays solidaires de leur noble cause et favorables à une paix juste et durable au Moyen-Orient. 
En effet, dans la volonté des pays et des peuples du monde de favoriser la recherche, par des moyens pacifiques, de compromis entre Israël et les pays arabes, la communauté internationale demeure toujours confrontée à l'entêtement des gouvernements israéliens, à leur refus d'appliquer les résolutions des Nations unies, les accords d'Oslo et de Way Plantation. Ainsi, le peuple palestinien est encore loin d'être rétabli dans ses droits, en particulier celui d'édifier un État souverain et indépendant sur ses terres, sur la base de la résolution 242 des Nations unies ; Jérusalem, les territoires arabes en Syrie, en Cisjordanie et au Liban demeurent toujours occupés par les troupes israéliennes, en violation flagrante du droit international. 
En établissant des relations diplomatiques avec Israël dans de telles circonstances, non seulement le gouvernement mauritanien rompt la solidarité entre les pays arabes mais il apporte sa caution au comportement d'Israël, en rupture complète avec les intérêts des peuples arabes : l'aspiration légitime à la paix des peuples du Moyen-Orient n'a d'avenir, en effet, que si les peuples et les pays arabes sont rétablis dans leurs droits, en même temps qu'Israël jouit de la garantie de frontières sûres et inviolables, avec le sceau de l'ensemble de la communauté internationale. 
En agissant ainsi, le gouvernement mauritanien va également à l'encontre de la volonté et des aspirations du peuple mauritanien qui a toujours honoré ses engagements pour une cause qui est la sienne, celle du peuple palestinien et des peuples arabes. Nul doute que cette décision ne contribue pas positivement à créer un climat favorable à la stabilité, indispensable à la recherche de solutions consensuelles aux préoccupations majeures des Mauritaniens, en vue de préserver la paix civile et de parvenir à un compromis national. 
La nouvelle politique du gouvernement mauritanien résulte des pressions exercées par les USA qui seront sans lendemains ! En effet, même si l'ensemble des gouvernements des pays arabes établissaient des relations avec Israël, en l'absence de bases justes et durables engageant les peuples, la paix ne pourra aucunement être restaurée au Moyen-Orient. D'un autre point de vue les intérêts de la Mauritanie et ceux de son peuple, en particulier la stabilité nécessaire à la paix civile sont mis en péril par cette politique. Il est regrettable que la politique du gouvernement américain n'ait eu en vue que la rupture de l'unité des pays arabes et les intérêts immédiats d'Israël. 
Pour l'ensemble de ces raisons, notre Parti condamne fermement l'établissement des relations diplomatiques entre la Mauritanie et Israël, en rupture avec les intérêts des pays et des peuples arabes, contre la volonté, les sentiments et les aspirations du peuple mauritanien. Notre Parti demeure indéfectiblement solidaire de la juste cause du peuple palestinien et, en même temps, soutient le processus de paix en cours au Moyen-Orient parce qu'il va dans le sens des intérêts des pays et des peuples de la région. La viabilité de la paix dépendra essentiellement de la capacité des parties prenantes à l'édifier sur des bases justes, conformes aux aspirations des peuples et des pays à l'établissement de relations de bon voisinage, garantissant la paix et la sécurité pour tous, par la reconnaissance et le respect légitime du droit à l'existence de tous les pays. C'est à cela que les Mauritaniens et leur gouvernement doivent contribuer de toutes leurs forces et c'est seulement sur cette base que des relations confiantes pourraient être établies avec Israël. 
Nouakchott le 28 octobre 1999
La Présidence du Bureau Exécutif 


sinistres au sud

Devant les nouvelles alarmantes émanant de plusieurs villes de la vallée et particulièrement celles relatives au sinistre important subi par les populations de Boghé et de Kaédi suite aux dernières pluies, l'UFD/EN a envoyé dans ces deux localités une importante délégation pour exprimer le sentiment de sympathie et de solidarité de notre parti aux populations sinistrées d'une part, et pour mieux s'informer sur leur situation, d'autre part. C'est ainsi que dans les deux villes, la délégation a mené les contacts suivants : 
- Rencontre avec les autorités administrattives 
- Visite aux populations sur les sites d'aaccueil 
- Réunion avec les structures du parti et ses conseillers municipaux qui l'ont largement informé sur l'état des lieux. 
Au terme de ces contacts, la délégation a constaté : 
- l'existence de dégâts importants ( maisoons écroulées, biens matériels perdus...) 
- l'état compromis des cultures de riz&nbssp;
- manifestation des cas de diarrhées et dee paludisme parmi les sans-abri. 
Par ailleurs, de nouvelles menaces pèsent sur cette zone déjà éprouvée. En effet, les autorités de l'OMVS ont averti de l'arrivée imminente de crues exceptionnelles menaçant toute la basse vallée, de Boghé à Saint-Louis. 
L'UFD/EN estime, comme il a eu à l'affirmer dans son "appel à la solidarité avec les victimes des récentes pluies" du 9 septembre 1999, face aux calamités naturelles il convient d'abord que les autorités informent largement sur les données réelles et les mesures gouvernementales envisagées. Ensuite il revient à ces mêmes autorités de susciter, encourager et coordonner les initiatives de solidarité nationale et internationale. 
Enfin et dans l'immédiat, un plan d'organisation de secours d'urgence et des mesures préventives face aux crues annoncées, s'imposent. 
Nous lançons un appel pressant à toute l'opinion nationale et internationale pour déclencher une dynamique humanitaire pour les habitants de la vallée menacés par les eaux. 
Nouakchott le 27 septembre 1999. 
Le Comité permanent 


gare aux dérives fascistes des nassériens

Depuis plus d’un mois, les Nassériens alliés au groupe d'Ahmed Ould Daddah se sont lancés dans une campagne de dénigrement hystérique de l'U.F.D./E.N. Ces derniers jours cette campagne a pris une tournure inquiétante. Le 21 janvier dernier, à El Mina, une militante bien connue, à la tête d'une bande d'énergumènes, a tenté d'empêcher, par la violence, de paisibles citoyens d'assister à la soirée publique organisée par la liste U.F.D./E.N. dans cette Moughataa. 
L'altercation qui s'en est suivie a failli dégénérer en bagarre. 
Le même soir, à Arafat, une femme proche du groupe d'Ahmed Ould Daddah, accompagnée d'adolescents, s'est introduite dans le local de la permanence électorale de l'U.F.D./E.N. dans l'intention de le saccager. Seule la présence de militants a empêché le pire de se produire. 
Le 22 janvier, à Bouhdida (Toujounine), une tentative de perturber la réunion politique organisée par l'U.F.D./E.N. a failli aboutir à l'incendie d'une tente. 
Il s'agit là d'actes d'une extrême gravité. 
C'est la première fois dans l'histoire de l'opposition légale que la violence est utilisée pour régler les différends entre partis politiques. 
Les auteurs de ces agressions sont des éléments Nassériens qui, sous le paravent du sigle de l'U.F.D./E.N., manipulent le groupe d'Ahmed Ould Daddah, et le conduisent dans des voies douteuses. 
En signant de son propre nom, le 7 décembre, un communiqué injurieux incitant à des mesures de rétorsion contre la direction légitime de l'U.F.D./E.N., Ahmed Ould Daddah a fait plus que se prêter au jeu des Nassériens ; il en est devenu un des initiateurs. Ce faisant, lui et ses amis ne servent ni les intérêts de la démocratie, ni la Mauritanie. 
Que les Nassériens s'acharnent à étouffer la liberté d'opinion, et usent de leurs méthodes fascistes habituelles n'étonne personne. 
Qu'Ahmed Ould Daddah et ses amis acceptent de couvrir ces actions déplorables et s'en fassent les complices est affligeant. 
Qu'ils prennent garde, à force de fréquenter les apprentis-sorciers Nassériens et d'utiliser leurs méthodes, ils risquent d'être,à la ressemblance du pouvoir, des étrangleurs des libertés et les fossoyeurs de la démocratie. 
Nouakchott, le 25/01/99


Arrestation de Ahmed Ould Daddah

Depuis l'arrestation et l'assignation à résidence à Boumdeïd de MM. Ahmed Ould Daddah, Mohameden Ould Babah et de Me Mohameden Ould Ichidou, des informations alarmantes circulent concernant leurs conditions de détention, particulièrement difficiles ainsi que l'état de santé préoccupant de certains d'entre-eux.

Les mesures qui frappent MM. Ahmed Ould Daddah, Mohamed Ould Babah et Me Ichidou relèvent de lois répressives héritées de l'ère coloniale et des pires périodes du régime d'exception. Les raisons de cette interpellation portent en soi une atteinte grave à la liberté d'opinion et d'expression. Leur assignation s'est faite en violation de toutes les règles de forme et de procédure juridiques tandis que les conditions de leur détention sont moralement et humainement inacceptables.

L'UFD/En soucieuse du respect des libertés individuelles et collectives et de la consolidation d'un processus démocratique authentique :

- réitère sa condamnation de pratiques politico-policières violant les principes d'un Etat de droit ;

- exige la libération immédiate et inconditionnelle de MM. Ahmed Ould Daddah, Mohameden Ould Babah et de Me Ichidou ;

- réclame l'abrogation pure et simple des textes répressifs relatifs à l'assignation à résidence. dénonce les conditions inhumaines dans lesquelles les détenus sont placés. condamne les violences policières dont sont l'objet des femmes qui manifestent légitimement pour leur libération.

L'UFD/En en appelle à la raison et à la lucidité de tous les acteurs de la vie politique et de la société civile, afin que le respect du droit et des libertés, le dialogue et le souci de solutions consensuelles priment sur toute forme d'arbitraire et de violence

Nouakchott le 6 janvier 1999

Le président Mohamed Ould Maouloud 


 

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