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N°361 et 632


- Les "lignes de mire"

Crime à la 104 (N°361 du lundi 18 septembre 2006)

Attention à la dérive !

 

- Articles

Ely jette un pavé dans la mare (N°361 du lundi 18 septembre 2006)

Le PRDR réagit aux propos attribués à Ely (N°362 du mardi 19 septembre 2006)

 

- Autres articles


Attention à la dérive !

 

La transition est en train de prendre une délicate tournure, consacrée par un contre-coup d’Etat opéré par les auteurs du 03 août 2005 qui semblent quelque part, vouloir tuer le projet de la transition. Les nouveaux maîtres du pays sont à l’heure de récolter les fruits de leurs erreurs.

En refusant dès le début d’amorcer une rupture mûre, réfléchie et contrôlée qui dépoussiérait les « lourdeurs » du système d’avant 3 août 2005, ils ont favorisé la réorganisation des forces conservatrices qui ont mené les commandes jusque-là. La « bête » était loin d’être apprivoisée. Elle ressurgit aujourd’hui au grand désarroi des «Libérateurs » qui n’avaient pas osé aller jusqu’au bout de leur projet.

Désemparés par une urgence absolue de voir les choses évoluer vers la direction qu’ils avaient dessinée, ils s’ingèrent directement dans les questions les plus intimes du choix populaire. Manifestement, ils veulent laminer les partis politiques, le PRDR en tête ! Et pour faire dans la justice, ils veulent aussi emmener l’ex-opposition dite radicale, dans le même wagon. Comme si les responsabilités étaient les mêmes. Toujours, le souci de plaire à tout le monde, quitte à ne pas trop respecter la justice.

Si les nouvelles autorités avaient dissolu le PRDR, rouvert certains dossiers économiques et sociaux et mis le peuple devant ses responsabilités après avoir soumis l’état réel de la situation à son appréciation, elles n’auraient pas eu besoin de jouer au pompier du dernier quart d’heure. Et de quelle manière ! Comment nous expliquer que le rempart de la Mauritanie contre la polarisation de la scène politique est la sécrétion de candidatures indépendantes fondées et concoctées par des féodalités tribales qui étaient les parrains de tous les démons budgétivores que le pays a connu 21 ans durant ? Eteint-on le feu par le feu ?

Les notabilités tribales contactées, soigneusement sélectionnées, ne peuvent apporter aucune solution à nos problèmes ! Les listes électorales qu’elles soutiendront ne seront que des feuilles de choux tribales et régionalistes, privilégiant les intérêts égoïstes des uns et luttant avec becs et ongles pour saborder et nier le droit des autres ; ceux de leurs adversaires  putatifs, supposés ou réels.

Il faut voir les choses d’en face : le projet d’une Mauritanie nouvelle, libre égalitaire, démocratique et stable ne pourra jamais éclore avec les mains de ces notabilités qui nous guident par procuration de l’indépendance à nos jours.

Si la volonté réelle des militaires est de livrer le pays à un conglomérat de tribalistes bornés pour accoucher d’une Somalie en Afrique de l’ouest, eh bien disons leur merci et prions tous nos saints et apôtres, qu’ils restent au pouvoir et pour de bon ! Entre le pouvoir militaire et l’anarchie qui s’annonce, nous choisissons volontiers le règne, fut-il éternel, de colonels ! Rien à faire. Personne ne pourra convaincre les Mauritaniens avides de renouveau et de démocratie que nos notables sont à mesure de réfléchir en notre nom. Ils peuvent certes tout décider au nom de leurs tribus mais surtout pas au nom de tous les Mauritaniens et de toute la Mauritanie ! Personne n’a d’ailleurs donné mandat au CMJD de remettre la donne tribale à l’heure, si tant est que la nouvelle donne est confirmée !

Cette fausse donne, au nom de laquelle des quotas injustes et aberrants ont été imposés pour léser les uns, exclure les autres et créer une citoyenneté compartimentée, devait être bannie pour toujours. Redonner le droit de chapitre à ses adeptes illégitimes est une offense au projet de pays et de Nation en Mauritanie.

Demain, qui osera s’opposer au fait que ces soi-disant notables se muent en chefs de guerre comme en Somalie ou  au Yémen ? Leur demande de créer des listes aux élections, c’est leur dire, vous êtes puissance légitime et représentatifs, et jouissez-en, à votre convenance.

L’Etat est à vos pieds, faites-en ce que vous voulez !

Nous nous attendions plutôt à une stricte neutralité, celle-là qui a été jusque-là conduite par la junte au pouvoir. Une fois le principe des candidatures indépendantes acquis, l’Etat devait laisser les choses couler le plus normalement du monde. Partant, si les Mauritaniens choisissent de reconduire le PRDR ou d’élire les représentants d’une opposition radicale, va pour le choix de ce peuple ! C’est à lui d’assumer, comme d’ailleurs l’avait toujours soutenu le nouvel homme fort du pays. Mais réveiller les démons du tribalisme par l’appel à l’investiture tribale de ses représentants et symboles est un acte de grave contre le civisme et la citoyenneté. C’est aussi une régression que personne n’attendait des héros du 3 août 2005.

Ainsi est fait notre destin. A nous d’implorer que la sagesse reprenne le dessus.

 

Amar Oudl Béjà


Le PRDR réagit aux propos attribués à Ely

 

La rencontre entre le Président du CMJD et quelques personnalités influentes de l’ex-parti au pouvoir, ainsi que les propos attribués à Ely, continuent de secouer le microcosme politique national. Après la réaction de la Coalition des Forces du Changement Démocratique (CFCD), l’opinion attendait avec impatience celle du PRDR, que beaucoup considère comme principalement visé par ces évènements. Après le retour en catastrophe à Nouakchott de la délégation du PRDR en tournée à l’Est du pays, le parti s’est réuni jusqu’à une heure tardive la nuit du dimanche. Le lundi 18 avril, le SG du parti, M.Ghriny Ould Mohamed Vall animait un point de presse à son siège.

 

L’étonnement ! C’est la première réaction exprimée par le Secrétaire Général du Parti Républicain pour la Démocratie et le Renouveau (PRDR), face à ce qu’il considère comme une ingérence du pouvoir de transition dans le jeu politique. L’évènement serait d’autant plus grave qu’il intervient à quelques encablures d’élections vitales pour l’avenir de la Mauritanie et vise à saper les fondements du PRDR, en exerçant les pressions sur ses membres les plus influents. Cette réaction très attendue du parti intervient suite à la rencontre qui avait réuni le week-end dernier, le Président du CMJD, le colonel Ely Ould Mohamed Vall à quelques notables et hommes d’affaires influents de l’ex-PRDS. Pour Ely, le retour de ce parti au pouvoir, serait un contre-sens par rapport aux objectifs de la transition. Dès lors, les personnalités influentes de ce parti auraient été tacitement invitées à se lancer dans les candidatures indépendantes, plutôt que de rester dans les partis. Entouré de son staff, M.Ghriny, n’est pas passé par quatre chemins pour exprimer toute l’amertume qu’il ressent face à ce rebondissement enregistré sur la scène nationale. Il rappellera d’abord l’effort entrepris après le changement du 3 août pour rebâtir, sur les cendres du PRDS, une formation politique conforme à l’esprit nouveau de la transition. Cette révolution dans la cuisine PRDS, fruit de trois journées de concertation et d’autocritiques, ne fut pas selon lui destinée à la pure consommation. Mais elle s’est consolidée, à travers toutes les activités du parti, lequel a soutenu le processus de transition et œuvré, en collaboration avec les autres acteurs et grâce à sa diplomatie, à faire accepter aux instances internationales le changement politique survenu en Mauritanie. Il évoquera aussi la participation responsable de ses militants dans la réussite du référendum constitutionnel de juin dernier, malgré les réserves du parti par rapport à certaines dispositions des lois électorales. Pour lui, la surprise fut grande de constater qu’à quelques encablures de consultations décisives pour l’avenir du pays, les autorités de transition puissent transcender leurs engagements en s’immisçant directement dans le jeu politique. Pour M.Ghriny, tout le processus démocratique en cours depuis le début de la transition, repose essentiellement sur la neutralité du Conseil militaire pour la Justice et la Démocratie, celle de son Gouvernement et de son administration. La dernière réunion organisée au Palais présidentiel, entre Ely et une quarantaine de notables, Emirs et hommes d’affaires influents, au cours de laquelle, ces derniers auraient été invités à soutenir les candidatures indépendantes, est perçue comme particulièrement destinée à saborder le PRDR. Il semblerait que l’ensemble des personnalités touchées par la réunion présidentielle, appartiennent tous à l’ancien parti au pouvoir, d’où la réaction vigoureuse du PRDR qui prévoit mercredi prochain une réunion de crise de son Bureau Politique.

Ce sera à la suite de cette rencontre, souligne Ghriny, que le parti prendra les dispositions adéquates pour faire face à la situation. D’ores et déjà, il appelle l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité pour que le cours du processus de transition puisse se poursuivre, en toute sérénité. Il s’engage à poursuivre le dialogue et les démarches positives, aussi bien avec les autres partis politiques, la société civile que les autorités de transition.

 

Cheikh Aïdara


Crime à la 104

 Depuis quelque temps, la transition prend de la peine à s’imposer dans la vie quotidienne des populations. Le 3 août 2005 semble de plus en plus lointain, tous les regards étant à présent braqués vers les élections prochaines. Les grands projets politiques initiés au détriment des dossiers à caractère social et ceux relatifs aux droits de l’homme, commencent aux aussi, à susciter le doute.

Certes Zeïne Ould Zeïdane a été viré de la BCM pour son engagement  politique de plus en plus voyant, mais les inquiétantes informations qui font état de ballets incessants de chefs tribaux, de notabilités politiques auprès des autorités qui les encourageraient de susciter des listes indépendantes partout à travers le pays, est plus que suspect. En fait, si ces informations se confirmaient, l’on se demande quelle est la volonté réelle des nouvelles autorités. Sont-elles en train de préparer le terrain vers une alternance pacifiée qui puisse permettre l’éclosion d’un champ politique normal comme dans tous les pays du monde ? Ou sont-elles en train de jouer à des manœuvres obscures pour miner cette scène politique déjà suffisamment éclatée, afin que le pays ne soit pas politiquement gouvernable ; donc à la merci d’une instabilité chronique, comme au Niger dans le milieu des années 90, à l’issue de laquelle, l’autorité militaire sortante, se présenterait (logiquement) comme dernière alternative ?

Les candidatures indépendantes, nous l’avions dit à l’époque, ne sont pas une mauvaise chose en soi. Elles participent de l’élan démocratique qui procure à chaque individu son droit à l’expression le plus absolu et, qui en la matière, est celui de se présenter à des échéances électorales, c’est-à-dire, chercher à quérir des suffrages ! Elles mettent les partis politiques devant une certaine obligation d’organisation, de solidarité et surtout de présence réelle sur le terrain. Elles obligent les formations politiques à plus d’organisation et à plus d’ouverture, en ce sens qu’elles se voient obligées de respecter les vues de leurs militants au risque de les voir quitter. Mieux, elles pousseront les acteurs à une obligation de résultats concrets qui seront appréciés par les populations. Mais, le caractère négatif de ces candidatures, est qu’elles ouvrent la porte à une forte présence de notables tribaux ignorants et très souvent mus par des préoccupations sectaires au service d’une tribu ou d’une ethnie, à l’hémicycle.

Par expérience, nous savons déjà que ces notabilités sont dociles, facilement maniables, corvéables à merci. Leurs ambitions leur servent à faire du lobbying pour l’octroi d’un terrain par ci, d’une ration alimentaire par là. Au mieux, la promotion d’un fiston sans qualification ou d’un cousin prédateur des biens de la collectivité.

Il est grave de savoir que quelque part, dans les officines du pouvoir, on serait en train d’encourager « fortement » la présence de candidatures indépendantes. D’autant plus que l’expérience des 15 dernières années de démocratie a montré les limites d’un groupuscule d’élus, purs produits du tribalisme, du régionalisme et de l’ethnisme. L’attitude du pouvoir, si elle se vérifiait, est contraire à la neutralité proclamée et qui doit être celle d’un Etat normal. Demander à des sujets de sécréter des listes pour limiter les chances d’une formation, d’une coalition ou d’une personnalité à remporter une majorité confortable lui permettant de gouverner, est tout simplement un crime à la 104. La 104, étant cet article que nous avons tous connu avec la constitution du 20 juillet 1991 qui a surtout servi à freiner les élans démocratiques du peuple !

Le CMJD doit se ressaisir et son chef refuser de retomber dans les filets des lobbies qui sont en train de filer autour de lui, une toile d’araignée qui lui obstrue la vision, limite ses angles de lecture et d’appréciation. Le pouvoir en place doit, en d’autres termes, réformer la « Tayasition » de son règne qui est l’espoir des Mauritaniens et le gage de l’avenir de leur pays. A défaut de n’avoir pas imposé de nouveaux critères objectifs pour l’éligibilité aux instances, il doit, au moins, faire cesser les manœuvres qui vident la transition de son esprit et de sa finalité !

 Amar Ould Béjà


Processus démocratique

Ely jette un pavé dans la mare

Une confusion monstre entoure le processus démocratique depuis que mardi dernier, au sortir d’une audience que venait de leur accorder le chef de l’Etat, des notables ont affirmé que celui-ci les a demandé de soutenir les candidatures indépendantes lors des futurs suffrages.

 

Reçus mardi dernier sur leur demande, les notables qui ont rencontré Ely Ould Mohamed Vall, ont-ils bien compris le message que leur a adressé leur hôte ? Cette question est d’autant plus pertinente que sa réponse devrait servir à édifier l’opinion nationale et internationale sur les véritables intentions du pouvoir de transition ! En effet, une interprétation particulière du discours de Ely Ould Mohamed Vall a été avancée. Celle-ci sous-entend que le président aurait pris fait et cause pour les candidatures indépendantes. A une question sur la présentation des forces en présence, Ely Ould Mohamed Vall aurait avancé : « nul n’est obligé d’appartenir à une formation politique pour s’exprimer. Chacun a le choix. Si certains veulent s’engager hors du cadre des formations politiques, ils sont libres de le faire ». Une phrase qui a suffi pour soulever le tollé des politiciens regroupés au sein des partis politiques.

Dans un communiqué diffusé et largement distribué, la Coalition des Forces du Changement Démocratique (CFCD) qui regroupe 11 partis et sensibilités, évoque des immixtions dangereuses, émanant d’acteurs non déterminés, dans le but d’orienter les prochaines élections législatives et communales.

La Coalition (qui regroupe le RFD, APP, Hatem, Front Populaire, UFP, Réformistes islamistes, Renouveau Démocratique, RPM-Temam, parti Unioniste, Démocratie Directe et Flams Rénovation) estime être en possession d’informations de premier ordre sur l’immixtion dans le jeu politique de certaines autorités de la transition, dont les multiples interventions risquent de briser la cohésion nationale née des journées de concertation et compromettre ainsi le principe de neutralité brandie depuis le début du processus de transition par le Conseil militaire pour la Justice et la Démocratie et le gouvernement.

De son côté, le PRDR n’a pas encore réagi. Ses instances supérieures se trouvaient encore dans les deux Hodhs, au moment où la polémique secoue la scène politique. Seulement, les responsables du parti sont rentrées rapidement à Nouakchott et planifient déjà une réunion sur la question

 

Recentrage.

De sources généralement bien informées, on soutient que les pouvoirs publics ne comptent nullement intervenir dans le jeu politique. « Les propos du chef de l’Etat ont été très mal interprétés » soutient un haut commis de l’Etat qui préfère garder l’anonymat, ajoutant à l’occasion : « le CMJD et son gouvernement de transition réaffirment leurs trois priorités, à savoir, la neutralité, la transparence et le respect des engagements. Et rien ne les amènera à dévier de leur trajectoire ! ». Du côté du PRDR, certains militants sont vite allés en besogne, affirmant que l’attitude du chef de l’Etat vise exclusivement à démunir le parti d’une base qui lui est jusque-là acquise. « N’ayant pas procédé en amont, en dissolvant le PRDS, le CMJD veut manifestement se reprendre en lui plaçant des bâtons dans les roues. Cela, nous ne l’accepterons pas ! Il faut que les autorités jouent la carte de la transparence, en menant jusqu’au bout, le processus qu’elles ont entamé, dans la clarté », soulignent-ils. Autre son de cloche, celui provenant des représentants de la société civile qui constatent « l’inadéquation entre les discours tenus et la volonté de nuire au processus ». Pour la société civile, le CMJD encouragerait l’émergence de forces indépendantes, pour les doter de conseillers municipaux et éventuellement, de députés. Cette perspective, jouerait sur deux fronts, au profit des candidats indépendants : ils obtiendraient facilement les 500 signatures obligatoires pour se présenter à la présidentielle de mars 2007, et s’assureraient une force parlementaire à même de les conduire à diriger le pays, en cas de victoire ! Dans ce cadre, les rumeurs qui soutiennent que le CMJD serait derrière la candidature de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, trouvent toute leur explication !

Nombre d’observateurs vont plus loin, affirmant que le président du CMJD serait déjà candidat au prochain mandat présidentiel. Sa réussite passerait ainsi par le triomphe, lors des prochaines présidentielles, d’un candidat indépendant de peu d’envergure et complètement dépassé par le lourd héritage qui lui sera légué. Ce sera alors à juste raison que le peuple souhaitera l’arrivée du «Sauveur » qui plus est, sera forcément Ely Ould Mohamed Vall !

 

Politique.

Qu’on le veuille ou non, la scène politique mauritanienne est en train de se recomposer. Longtemps placée sous le joug d’une confrontation « Partis de la majorité présidentielle – Partis de l’opposition », cette scène connaît depuis le 3 août 2005, une forte percée de la société civile, qui déjà, a secrété des « candidatures indépendantes » (c’est-à-dire, des initiatives réellement personnelles, qui ne se reconnaissent dans aucune formation politique). Ce nouveau pôle politique dérange plus d’un acteur traditionnel, qui pense, dur comme fer, que ledit pole bénéficie des égards et du soutien des autorités de la transition. Ainsi, est dorénavant née une triple confrontation qui devrait régir la nouvelle scène politique : en plus de la dualité traditionnelle, il faudrait compter avec les candidatures indépendantes. Une situation que refusent de reconnaître les traditionnels acteurs politiques qui las de demander la suppression de cette force, ne ménagent plus rien pour la bouter hors des champs de combats futurs.

 

Omar El Moctar


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