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UFP : Une adhésion de taille
(Le véridique n° 078
du 19 juin 2006)
Un important groupe composé de
cadres de renom de la Wiliya du Tagant a regagné les rangs de l’Union
des Forces du Progrès ( UFP ). C’était le mardi 13 juin à l’Hôtel
Mercure où une grande cérémonie a été organisée pour recevoir les
nouveaux venus. Dans leur déclaration, ils ont souligné avoir choisi
l’UFP pour sa ligne politique modérée qui fait de la démocratie et de
l’unité nationale son cheval de bataille. Ils ont aussi mis en exergue
la représentativité du parti dans tous les coins du pays et la présence
en son sein de toutes les composantes de la communauté nationale. La
longévité des idéaux, l’absence de culte de la personnalité,
l’organisation, la discipline et le sérieux sont autant de qualités qui,
selon eux, ont favorisé leur adhésion. L’arrivée de ces grosses pontes
de la politique nationale à la tête desquels l’ancien maire de Tidjikja,
Moustapha Ould Sidatt, l’ancien gouverneur de Nouakchott, Mohamed Ould
Khilil, parmi lesquels on note la présence de l’ancien ministre de la
communication, Hamoud Ould Abdi, des cadres et des hommes d’affaires,
est une aubaine pour le parti de Mohamed Ould Maouloud puisque ces
derniers s’engagent à ne ménager aucun moyen de faire triompher la cause
de la formation politique à laquelle, désormais, ils appartiennent. Ceci
annonce de chaudes empoignades dans la moughataa de Tidjikja où ce
groupe est solidement implanté dans les cinq communes du département et
revendique des liens dans toutes les autres régions de la Mauritanie et
dans la Capitale. Signalons que ce groupe qui avait rompu les amarres
avec le PRDR au lendemain du 3 août 2005 était depuis en pourparlers
avec les formations du Landerneau politique national pour ausculter qui
est celle qui répond le plus à ses intérêts du moment. La politique des
tendances au sein du défunt PRDS l’avait obligé à former un noyau que
les observateurs qualifient de rénovateur au sein de ce parti. Ce qui
l’a emmené par le passé à s’opposer sur le plan local à une certaine
politique et à certains choix du parti de Ould Taya. Une cause
suffisante aux yeux du PRDS de soutenir la tendance adverse qui avait
pris le dessus lors des dernières implantations du parti. Depuis lors la
rupture était programmée, il ne restait que le moment favorable qui
arriva avec le changement de pouvoir du 3 août 2005. Du côté des
adversaires politiques restés dans le juron du PRDR, on affûte les armes
pour contrecarrer toute tentative de prendre le contrôle du terrain mais
pourront–ils résister face à la force de frappe du discours de l’UFP qui
cadre parfaitement bien avec le contexte nouveau du pays. |