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1. Conseil National extraordinaire du 14-08-03

- Résolution sur les présidentielles

- Allocution d'ouverture

2. Rencontre RFD-UFP

3. Session du bureau exécutif : communiqué de presse (14 juillet 2003)

4. Des cadres et militants de l'ex AC rejoignent l'UFP (1er juin 2003)


Union des Forces de Progrès

Conseil National

Session extraordinaire des 14, 15 et 17 août 2003

Résolution relative à l’élection présidentielle de novembre 2003

Le Conseil National de l’Union des Forces de Progrès (UFP), réuni en session extraordinaire, les 14, 15 et 17 août 2003, à la nouvelle Maison des Jeunes de Nouakchott,

- considérant la gravité de la crise multiforme (politique, sociale, économique et morale) que vit le pays, et les aspirations de l’immense majorité du peuple mauritanien à des changements qualificatifs par des voies pacifiques ;

- considérant la ferme volonté de l’UFP de contribuer activement à la dynamique de ces changements, et ses efforts inlassables, dans la perspective de l’élection présidentielle de novembre 2003, dans la recherche d’un consensus autour d’une candidature de large convergence, au sein ou en dehors des partis d’opposition ;

- prenant acte du fait que la concertation entre les partis d’opposition n’a pas abouti au consensus espéré, et ce en dépit de la bonne volonté manifestée par les uns et les autres, et des efforts consentis par toutes les parties ;

- considérant la candidature proclamée de M. Mohamed Khouna ould Haïdalla, le large écho favorable qu’elle suscite, la stature et la notoriété de l’ancien chef d’État ainsi que la qualité de sa profession de foi ;

- prenant note de l’accord conclu, le 17 août 2003, entre M. Mohamed ould Mouloud, président de l’UFP, et Mohamed Khouna ould Haïdalla, accord prenant en compte les points essentiels du programme proposé par l’UFP ;

Le Conseil National de l’Union des Forces de Progrès

- ratifie solennellement l’accord du 17 août 2003, conclu entre le président de l’UFP et M. Mohamed Khouna Ould Haïdalla ;

- entérine la renonciation du parti à investir M. Mohamed ould Mouloud comme candidat à la présidence de la République, et son désistement en faveur de la candidature de M. Mohamed Khouna ould Haïdalla ;

- adhère pleinement à la création de la Coalition pour une Alternance Pacifique (C.A.P.) et à son programme tels qu’énoncés dans l’accord du 17 août 2003;

- lance un appel solennel aux forces patriotiques et démocratiques (partis politiques et organisations de la société civile), aux groupes sociaux, aux personnalités et aux citoyens, à quelque bord qu’ils appartiennent, à se joindre à la Coalition pour une Alternance Pacifique et à participer activement aux changements espérés par le peuple mauritanien ;

- se félicite de la volonté affirmée des partis d’opposition de poursuivre leur concertation et leur collaboration en vue de faire face aux enjeux de l’élection présidentielle de novembre 2003, et de contribuer de toutes leurs forces à la réalisation d’une alternance pacifique ;

- engage la direction de l’Union des Forces de Progrès, les militants et les électeurs du parti à une mobilisation sans faille pour une victoire éclatante à l’élection présidentielle et une alternance réussie, pour le bénéfice de la patrie, du peuple mauritanien et de la démocratie.

Nouakchott, le 17 août 2003,

Le Conseil National


Allocution d'ouverture du président du CN à la session extraordinaire (de cette instance), le 14 août 2003.

Camarade Président du Parti,

Camarades conseillères,

Camarade conseillers,

Cette session extraordinaire du Conseil national fait suite à la dernière réunion du Bureau Exécutif qui, à l'issue de ses travaux, en avait expressément recommandé la convocation.

Par cette procédure, le souci était de traduire l'importance cruciale qui s'attache au point exclusif à l'ordre du jour de la présente Assemblée, puisqu'il s'agit de débattre de l'élection présidentielle fixée au 7 novembre 2003.

Il est compréhensif que l'échéance ainsi annoncée se trouve aujourd'hui au premier plan des préoccupations du plus grand nombre de citoyens tant est profonde la crise qui affecte les secteurs clés de la vie nationale et les plonge ceux-là dans le désarroi. Cette situation représente naturellement une sérieuse hypothèque pour le devenir du pays et anéantit du coup, pour les jeunes générations, tout espoir dans le futur.

Le sujet qui va être abordé dans les discussions mérite, en conséquence, un intérêt réel de la part de tous, avec l'espoir de les voir aboutir à une résolution finale qui tienne compte à la fois du capital de respect et de confiance dont jouit l'Union des Forces de Progrès et de la place prépondérante qu'elle ambitionne d'occuper sur la scène nationale ainsi que la priorité absolue que requièrent les changements qualitatifs que les populations appellent de tous leurs voeux, populations dont les conditions d'existence n'ont jamais été aussi précaires.

Sy Mamadou Hamadi.


Rencontre RFD-UFP

Le jeudi 7 août 2003, le président de l’Union des Forces de Progrès (UFP), Mohamed Ould Maouloud a reçu, au siège de l’UFP, le président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), Ahmed Ould Daddah accompagné de Kane Hamidou Baba député du RFD à l’Assemblée nationale et ce, sur demande de M. Ahmed Ould Daddah. Le Président de l’UFP était accompagné de Me Ghaly Ould Mahmoud Secrétaire général adjoint de l’UFP.

L’objet de l’entretien a porté sur les relations entre les deux parties. Après avoir constaté l’unité de vue sur de nombreuses questions, les deux parties ont convenu de normaliser leurs rapports dans l’intérêt de l’opposition.

Concernant les prochaines consultations électorales, l’UFP et le RFD ont convenu de se concerter ensemble dans un cadre élargi avec les autres partis de l’opposition pour envisager en commun la stratégie la plus salutaire pour le pays.

La rencontre entre le RFD et l’UFP s’est déroulée dans un climat détendu avec la volonté pour chaque parti de tourner la page du passé et d’envisager l’avenir.


Session du bureau exécutif : communiqué de presse

Le bureau exécutif de l'UFP s’est réuni les 10, 11, 12, 13 et 14 juillet 2003 sous la direction de Mohamed ould Maouloud, son président, autour de l’ordre du jour suivant :

I. Situation politique et perspectives

II. Adoption du compte de gestion 2002

I. Abordant le premier point de l’ordre du jour, le Bureau exécutif a adopté, après d’amples discussions, une résolution qui s’articule autour des questions suivantes :

a) Dans le monde : Le 11 septembre 2001 et l’agression anglo-américaine contre l’Irak marquent l’entrée du monde dans une phase nouvelle grosse de rivalités et de guerres impérialistes. Un tournant né, d’une part, de la volonté américaine d’imposer sa domination par le recours à la puissance militaire, d’autre part de l’émergence de nouveaux pôles économiques et politiques (UE, Chine, etc.) et de la montée en puissance économique et militaire des nations du Tiers-Monde.

La première cible de cette stratégie américaine est le monde musulman, principal foyer de contestation de la domination des USA et premier producteur de pétrole. La lutte invoquée contre le terrorisme cache mal une volonté réelle de domination culturelle et idéologique sur le monde musulman à travers une tentative de domestication de l’Islam et la mise hors-la loi de tout recours à la résistance à l’oppression impérialiste et sioniste, comme en Palestine. C’est cette situation qui explique les différentes formes de contestation et de résistance à la domination américaine et qui se manifestent :

- chez les peuples arabes et musulmans que l’humiliation et la frustration prédisposent aux réactions violentes ;

- chez les peuples d’Occident révoltés par la perversité de la mondialisation ;

- dans les pays latino-américains jaloux de leurs intérêts et attachés à leur autonomie de décision ;

- dans nombre de pays alliés traditionnels (Arabie Saoudite, Turquie) qui s’opposent de plus en plus et les pays européens qui rejettent l’unilatéralisme des USA.

b) En Afrique et dans le monde arabe : La résolution traite de la situation du monde arabe au lendemain de la guerre d’agression américaine en Irak et au moment où le gouvernement de Sharon poursuit son sabotage du processus de paix et sa lâche agression contre le peuple palestinien. Dans un monde arabe globalement marqué par l’immobilisme de régimes autoritaires contestés et incapables de défendre les intérêts supérieurs et l’indépendance de leurs peuples, on doit noter avec intérêt les expériences d’ouverture démocratique et de compromis positifs entre oppositions et pouvoirs, comme au Maroc et au Yémen.

En Afrique, les processus de démocratisation ont accentué la fragilisation des états qui étaient tous de type autoritaire. Ils ont d’une part favorisé l’émergence de forces de changement démocratiques mais dont le développement est plus lent, d’autre part, libéré dans le même temps les forces centrifuges et rétrogrades qui se développent plus rapidement et dont les effets néfastes se manifestent par des formes de décomposition violentes de l’Etat et du corps social (putschs, rébellions, guerres civiles…) et la plupart du temps par l’émergence de pouvoirs tyranniques

c) En Mauritanie : L’année 2003 s’annonce comme une année de catastrophe nationale (sécheresse sans précédent, chute brutale du pouvoir d’achat…). Dans le même temps, la gestion gabégique du pouvoir et la concentration ostentatoire de la richesse aux mains d’une minorité se poursuit alors qu’une pauvreté endémique sévit dans le pays, frappant même les couches moyennes. Cette situation est grosse d’explosions sociales et politiques à court et moyen terme.

Cet ordre-là profite à une base sociale réduite (grands lobbies d’affaires, aristocratie militaire) qui détourne pour l’essentiel à son profit les institutions publiques, ruinant du même coup la légitimité

de l’Etat et du régime constitutionnel. Mais aujourd’hui, ce système clientéliste montre ses limites. C’est en son sein qu’ont surgi les causes de sa propre faillite : corruption généralisée, et son corollaire de déliquescence de l’Etat, échec des projets de développement, exacerbations des rivalités identitaires à caractère tribal ou ethnique et rupture avec le peuple.

C’est dans un tel contexte, alerte la résolution, et après la tentative du coup d’Etat de juin dernier, que va intervenir la prochaine élection présidentielle. Un coup d’état qui laisse sur son passage :

- un pouvoir fragilisé que menace la tentation du repli sécuritaire ;

- une opposition légale qui peine à se hisser au niveau du défi et désormais concurrencée par une autre opposition, armée celle-là ;

- un peuple en désarroi qui ne veut plus de ceux qui le gouvernent mais qui redoute aussi toute remise en cause de la paix civile.

Notre pays est donc à la croisée des chemins. A côté du processus politique pacifique de démocratisation, il y a désormais ouverte la voie de l’engrenage de la violence. Le putsch a révélé l’état avancé de délabrement et de division de l’armée, une institution traversée désormais par tous les courants centrifuges qui menacent l’unité du pays mais aussi le mécontentement largement répandu au sein des populations.

La compétition est désormais ouverte entre les deux voies. Si rien n’est fait pour inverser la tendance, il est à craindre que la tendance à la violence ne prenne le dessus, avant, pendant ou après la compétition électorale de novembre 2003.

La politique de dialogue et de compromis entre tous les acteurs de la scène retrouve ici toute sa pertinence, son actualité et son urgence.

S’agissant des perspectives :

1) Le BE a décidé de reporter son congrès au lendemain de l’élection présidentielle en raison des lourdes charges qu’imposent ces deux actions à la fois.

2) Tout en privilégiant une candidature unique de l’opposition sur la base d’un programme commun d’alternance pacifique et de réconciliation nationale, le BE a décidé qu’à défaut d’un accord dans ce sens, le parti participera sous ses propres couleurs à la prochaine élection présidentielle. Aussi, le Conseil National se réunira-t-il prochainement pour procéder à l’investiture de son candidat.

II. Concernant le deuxième point de l’ordre du jour, le BE a adopté le compte de gestion 2003.

Auparavant, le commissaire aux comptes avait noté une nette amélioration au niveau de la qualité de la gestion et s’est félicité de la sincérité, de la régularité des comptes et du respect des règles budgétaires.

Nouakchott, le 16 juillet 2003

Le Département de la Communication

Remonter


Des cadres et militants de l'ex AC rejoignent l'UFP

Le mercredi 28 mai 2003, une délégation de militants de l'ex-AC de Nouadhibou, conduite par le député Thiam Ousmane accompagné de M. Anne Adama, a rendu visite à la Direction de l'UFP à son siège pour annoncer la décision de leur base de Nouadhibou d'adhérer à l'Union des Forces de Progrès.

Cette délégation a été reçue par le Président du Parti, Mohamed 0. Maouloud entouré de Mohamed El Moustapha 0. Bedreddine, Secrétaire général du Parti et député à l'Assemblée nationale, Kadiata Malick Diallo, Secrétaire générale adjointe et Diop Mamoudou Harouna, Secrétaire permanent du Parti.

M. Thiam Ousmane a expliqué les raisons de leur choix qui se fondent sur la convergence d'approches que nous avons sur plusieurs questions d'intérêt national mais aussi sur l'expérience ensemble vécue dans la vie parlementaire.

Au nom de l'UFP, le Président Mohamed ould Maouloud a exprimé toute la joie et la satisfaction de l'UFP pour cette décision qui, à l'évidence, renforce l'UFP d'une frange importante de militants dont l'audience est un fait avéré au niveau de Nouadhibou et ailleurs.

A l'issue de cet entretien, il a été décidé qu'une mission de haut niveau conduite par Mohamed El Moustapha 0. Bedreddine, Secrétaire général du Parti et député à l'Assemblée nationale, accompagné du député Thiam Ousmane et de Anne Adama en plus de plusieurs cadres de l'Union des Forces de Progrès, se rendra à Nouadhibou le mercredi 4 juin 2003 pour superviser la cérémonie officielle d'adhésion et s'entretenir avec la base du parti.

Nouakchott, le 1e' juin 2003 Département Communication



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